3 Baruch
Dossier3 Baruch 10
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien · S1_COMPLET_VALIDE · statut canonique distinct
Source : grec OCP / Picard 1967 · collation de l’imprimé ouverte
Apocalypses et visions · Apocalyptique ancienne · Grec et slavon · transmission chrétienne · Texte ancien · statut distinct du canon biblique
Après m’avoir enseigné toutes ces choses concernant le soleil, la lune et leur ordre, l’archange me prit avec lui et me conduisit dans ce que le texte appelle ici le troisième ciel.
J’y découvris une plaine ouverte et, en son centre, un lac rempli d’eau.
Une multitude d’oiseaux de toutes sortes peuplait ce lieu, mais leur apparence et leur taille différaient de celles des oiseaux terrestres. Une grue, par exemple, était comparée à de grands bœufs. Tous étaient décrits comme beaucoup plus grands que leurs équivalents dans le monde.
Je demandai à mon guide l’identité de cette plaine, du lac et de la multitude d’oiseaux qui se trouvaient autour.
L’ange m’expliqua que la plaine enveloppait le lac et contenait d’autres réalités merveilleuses. C’est là, disait-il, que viennent les âmes des justes lorsqu’elles se rencontrent et partagent leur séjour, organisées en chœurs.
L’eau du lac est présentée comme une source céleste : les nuages la prennent et la répandent sur la terre, où elle contribue à la croissance des fruits.
Lorsque je demandai la fonction des oiseaux, l’ange répondit qu’ils louaient continuellement le Seigneur.
Je soulevai alors une difficulté : les humains disent que l’eau de la pluie provient de la mer ; comment concilier cela avec ce lac céleste ?
L’ange distingua les deux fonctions. L’eau qui tombe matériellement en pluie vient bien de la mer et des eaux terrestres ; mais l’efficacité qui fait croître et fructifier les produits de la terre vient, selon cette vision, du lac céleste.
Il ajouta que ce même lac est aussi l’origine de ce que le texte appelle « la rosée du ciel ».