Jubilés
IntroductionJubilés 5
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Lorsque les humains se multiplièrent sur la terre et que des filles leur naquirent, les anges de Dieu remarquèrent leur beauté. Ils choisirent des femmes parmi elles, et de ces unions naquirent des fils qui devinrent des géants.
L’injustice se répandit alors partout. Humains, animaux domestiques, bêtes sauvages, oiseaux et autres créatures corrompirent leur ordre ; ils commencèrent même à se dévorer entre eux, tandis que les pensées humaines se tournaient continuellement vers le mal.
Dieu regarda la terre et la vit entièrement corrompue : toute chair avait quitté l’ordre qui lui était assigné et multipliait le mal devant lui.
Il annonça alors qu’il ferait disparaître de la surface de la terre l’être humain et toute chair qu’il avait créée.
Mais Noé trouva grâce aux yeux du Seigneur.
Le Seigneur s’irrita aussi contre les anges envoyés sur la terre. Il leur retira leur autorité et ordonna qu’ils soient liés dans les profondeurs, séparés les uns des autres.
Quant à leurs fils, un jugement fut prononcé : ils devaient tomber par l’épée et disparaître de dessous le ciel.
Dieu déclara : « Mon esprit ne demeurera pas indéfiniment dans l’être humain, puisqu’il est chair ; ses jours seront de cent vingt ans. »
Une violence meurtrière fut envoyée au milieu des géants : ils se retournèrent les uns contre les autres jusqu’à s’entretuer et disparaître de la terre.
Leurs pères assistèrent à leur destruction, puis furent liés dans les profondeurs jusqu’au grand jour où le jugement sera exécuté sur ceux qui ont corrompu leurs voies devant le Seigneur.
Aucun d’eux n’échappa au jugement correspondant à sa méchanceté.
Le texte parle alors d’une nature nouvelle et juste établie pour les créatures afin qu’elles demeurent désormais dans l’ordre propre à leur espèce et ne persistent pas dans le péché.
Le jugement de tous est présenté comme fixé avec justice sur les tables célestes. Toute créature qui abandonne la voie qui lui a été assignée voit son jugement consigné.
Rien, au ciel ou sur la terre, dans la lumière ou les ténèbres, dans le séjour des morts, l’abîme ou les lieux obscurs, n’échappe à ce jugement : tout est écrit et établi.
Chacun sera jugé selon ce qu’il est et selon sa conduite, le grand comme le petit.
Le Juge ne favorise personne et ne se laisse acheter par aucun présent. Même la richesse de toute la terre ne pourrait infléchir son jugement, car il juge avec justice.
Concernant les fils d’Israël, il est écrit que, s’ils reviennent vers Dieu dans la justice, leurs transgressions et leurs péchés pourront être pardonnés.
Il est également établi qu’une fois par année Dieu fera miséricorde à ceux qui se détournent réellement de leurs fautes.
Parmi ceux qui avaient corrompu leur conduite avant le déluge, Noé seul fut agréé. Ses fils furent sauvés avec lui parce que son cœur demeurait juste et qu’il n’avait pas abandonné les commandements qui lui avaient été donnés.
Le Seigneur annonça qu’il détruirait tout ce qui se trouvait sur la terre : humains et bétail,
ainsi que les bêtes, les oiseaux et toutes les créatures terrestres. Mais il ordonna à Noé de construire une arche pour être sauvé des eaux du déluge.
Noé construisit l’arche conformément à l’ordre reçu, au vingt-septième jubilé, durant la cinquième semaine, la cinquième année, au commencement du premier mois.
La sixième année, au deuxième mois, Noé entra dans l’arche entre le premier et le seizième jour avec tout ce qui lui fut amené. Le soir du dix-septième jour, le Seigneur ferma l’arche de l’extérieur.
Alors le Seigneur ouvrit sept écluses du ciel et sept sources du grand abîme.
Pendant quarante jours et quarante nuits, l’eau tomba du ciel et monta aussi depuis l’abîme, jusqu’à couvrir le monde entier.
Les eaux s’élevèrent jusqu’à dépasser de quinze coudées les plus hautes montagnes. L’arche fut soulevée et flotta à la surface.
Les eaux dominèrent la terre pendant cinq mois, soit cent cinquante jours.
Finalement l’arche se posa sur le sommet du mont Lubar, dans la région des montagnes d’Ararat.
Au début du quatrième mois, les sources du grand abîme furent fermées et les écluses du ciel retenues. Puis, au premier jour du septième mois, les ouvertures terrestres furent dégagées afin que les eaux commencent à redescendre vers l’abîme inférieur.
Le premier jour du dixième mois, les sommets des montagnes réapparurent ; au premier jour du premier mois suivant, la terre devint visible.
Pendant la cinquième semaine, la septième année, les eaux quittèrent complètement la surface du sol. Le dix-septième jour du deuxième mois, la terre était sèche.
Le vingt-septième jour de ce même mois, Noé ouvrit l’arche et fit sortir les animaux domestiques, les bêtes, les oiseaux et toutes les créatures qui s’y trouvaient.