1 Meqabyan

Introduction

1 Meqabyan 1

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Il y avait un homme appelé Tsirusaydan, qui aimait le mal. Il tirait orgueil de ses nombreux chevaux et de la puissante armée placée sous son commandement.

Il possédait de nombreuses idoles qu’il traitait comme des dieux : il se prosternait devant elles et leur offrait continuellement des sacrifices.

Dans son aveuglement intérieur, il attribuait à ses idoles la puissance et la force qu’il possédait.

Il leur attribuait encore le pouvoir qu’il exerçait sur l’ensemble de son royaume.

Il leur attribuait aussi ses succès militaires et l’accomplissement de ses désirs.

Il leur présentait personnellement des sacrifices continuellement, de jour comme de nuit.

Il nomma pour ses idoles des prêtres qualifiés par le récit de prêtres-démons.

Les prêtres entretenaient l’illusion que les idoles mangeaient les offrandes, alors qu’ils les mangeaient eux-mêmes.

Ils étendaient ce culte par contrainte, obligeant d’autres personnes à sacrifier et à participer aux repas sacrificiels.

Il se confiait dans ses idoles, bien qu’elles soient sans utilité réelle.

Aveuglé intérieurement, Tsirusaydan attribuait aux idoles sa création, sa subsistance et sa royauté. Le récit attribue cet aveuglement à Satan, afin qu’il méconnaisse le Dieu qui l’avait fait exister. Lui et ses compagnons se dirigeaient ainsi vers un même jugement avec les faux dieux qu’ils servaient.

Ces idoles méritent le nom de « morts », puisqu’elles n’ont jamais possédé la vie.

Le récit explique l’efficacité apparente des idoles non par leur vie propre, mais par une puissance trompeuse qui s’en sert pour répondre aux désirs de ceux qui les consultent.

Les hommes interprètent les signes apparents comme confirmation, puis vont jusqu’à offrir leurs propres enfants en sacrifice.

Le mal leur devient familier et même agréable ; le récit y voit l’œuvre d’un égarement qui conduit finalement au jugement.

Tsirusaydan, dans son orgueil, entretenait soixante-dix idoles : cinquante représentées comme mâles et vingt comme femelles.

Il tirait orgueil de ses idoles sans pouvoir, les honorant et leur sacrifiant matin et soir.

Le roi impose à tout son peuple une participation forcée au culte et aux repas sacrificiels.

Il fit bâtir cinq maisons de culte pour ses idoles, en bronze, en fer et en plomb.

Il enrichit ces sanctuaires d’or, d’argent, de voiles et de tentures disposées autour des murs.

Il organisa un service cultuel permanent avec des gardiens et une offrande quotidienne abondante : dix bovins mâles, dix femelles, dix béliers, dix chèvres et quarante oiseaux.

Persuadé que les idoles consommaient les offrandes, il ajoutait cinquante récipients de vin et cinquante plats d’argent remplis de farine fine mêlée d’huile.

Il ordonnait à ses prêtres : « Servez mes dieux abondamment ; s’ils n’ont pas assez, j’ajouterai encore. »

Il imposait à tous la participation aux repas sacrificiels idolâtres.

Tsirusaydan transforma son culte en politique de persécution : des agents parcouraient le royaume pour dénoncer tout refus de sacrifier, avec peine de mort, incendie et confiscation.

Le roi justifie la persécution en attribuant à ses idoles la grandeur, la bonté et même la création de l’humanité.

Il leur attribuait même la création entière : ciel, terre, mer, astres, vents, pluies et tout ce qui nourrit les humains.

Le chapitre s’achève sur la menace du roi : souffrance sans pitié pour tout refus du culte idolâtre.

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