Jubilés

Introduction

Jubilés 5

Analyse du texte source · restitution Philologique

Le geʿez emploie « anges du Seigneur » et qualifie leurs descendants de géants. La formulation « belles à voir » est conservée sans ajouter d’explication mythologique extérieure au texte.

Le vocabulaire geʿez associe corruption de la « voie » et de l’« ordre/prescription ». La formule finale insiste sur la permanence du mal dans la pensée humaine.

La répétition du champ lexical de la corruption relie directement 5:2 à 5:3. L’expression « devant ses yeux » marque l’évaluation divine.

Le verbe exprime l’effacement ou l’anéantissement. Le complément renvoie explicitement aux créatures que Dieu avait lui-même faites.

Le verset est volontairement bref. Le mot rendu « grâce/faveur » marque l’exception personnelle accordée à Noé.

Le texte oppose les anges envoyés devenus coupables au « nous » angélique obéissant. Le langage d’autorité et de liaison souligne une déchéance institutionnelle autant qu’un châtiment.

La « parole » qui sort de la présence divine fonctionne comme décret judiciaire. Le mouvement « de devant sa face » renforce son caractère officiel.

Le geʿez conserve l’opposition « esprit / chair ». Les 120 ans sont formulés comme mesure des jours humains.

La formule « chacun son prochain » fait de la violence interne le moyen du jugement. L’« épée » est présentée comme appartenant à Dieu, même lorsque les protagonistes s’entre-tuent.

Le texte distingue le jugement présent — emprisonnement — et le « grand jour du jugement » futur. Les deux objets de la corruption sont « voies » et « œuvres ».

Le tour négatif « il ne resta pas un qui ne… » exprime l’universalité du jugement.

Le geʿez combine le vocabulaire de « création/nature » avec les adjectifs « nouvelle » et « juste ». Il s’agit d’un énoncé de restauration générale, non d’une simple description zoologique.

Le passage reprend la notion d’« ordre » déjà appliquée à la création. Les tables célestes sont ici registre de norme et de sanction.

Le geʿez accumule des domaines opposés et souterrains. La triple formule « ordonné, écrit, gravé » renforce l’irrévocabilité du jugement.

La structure parallèle « grand/petit » exprime l’impartialité par proportion plutôt qu’un traitement uniforme.

« Prendre/relever le visage » est un idiome de favoritisme. La restitution littérale le conserve partiellement, tandis que les autres rendent sa valeur judiciaire.

Le verbe de « retour » est celui de la conversion au sens spatial et moral. Le parallélisme « fautes / péchés » renforce l’étendue du pardon.

L’expression « une fois l’année » est brève et programmatique. Il convient de ne pas introduire dans le corps du verset un nom de fête absent du texte.

Le même idiome du « visage » qu’en 5:16 est repris, mais ici positivement pour Noé. Le texte articule faveur, justice intérieure et fidélité aux prescriptions.

La liste zoologique reprend les catégories du récit de création, montrant que le jugement vise l’ensemble de l’ordre terrestre corrompu.

Le geʿez emploie le vocabulaire du salut/délivrance. La phrase ne donne ici encore aucune dimension ni détail de construction.

La formule « en tout comme il avait commandé » renforce le portrait de Noé comme homme obéissant déjà établi en 5:19.

La chronologie est extrêmement serrée. La fermeture « de l’extérieur » souligne que Noé dépend de l’action divine une fois l’entrée achevée.

Le nombre sept structure les deux séries d’ouvertures. Les termes peuvent être rendus « écluses » et « sources », mais la restitution littérale garde l’idée de bouches/ouvertures.

Le géʿez maintient les deux causatifs opposés « faire descendre / faire monter ». « Monde » désigne ici l’ensemble de la terre habitée.

Le nombre quinze est une mesure verticale. Le verbe appliqué à l’arche évoque un déplacement libre à la surface plutôt qu’une navigation dirigée.

Le verbe « se tenir » décrit la persistance des eaux. Le double comptage 5 mois = 150 jours participe au système calendérique du livre.

Le mot « tête » désigne le sommet. Lubar est une précision toponymique propre à cette tradition.

La symétrie avec 5:24–25 est nette : les ouvertures qui avaient produit le déluge sont désormais fermées ou transformées en voies de retrait.

Le même mot temporel signifie le « commencement » du mois. La répétition du verbe « apparaître » marque les deux étapes de la décrue.

Le verset combine datation en semaine d’années et date mensuelle. La répétition du 17 du deuxième mois forme un cadre chronologique avec 5:23.

La référence au vingt-septième jour reprend le deuxième mois du verset précédent. Le verbe « envoyer hors » décrit la libération des créatures de l’arche.

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