Jubilés

Introduction

Jubilés 3

Analyse du texte source · restitution Philologique

Le geʿez accumule les catégories zoologiques puis les répartit sur cinq jours. La formule « selon leurs espèces et selon leurs formes » structure l’énumération sans introduire de terminologie étrangère au texte.

Le geʿez répète le champ lexical du « nom » et de l’« appel ». La formulation conserve le parallélisme plutôt que de le réduire à une simple mention de classification.

La formule geʿez traduit l’idée d’une « aide comme lui / correspondant à lui ». Le contraste mâle-femelle chez les animaux prépare explicitement la création de la femme.

Le geʿez conserve le pluriel exhortatif « faisons ». L’expression de l’aide correspondante reprend lexicalement la conclusion du v.3.

Le verbe rendu par « bâtir » appartient au vocabulaire de construction appliqué à la formation de la femme. Le geʿez distingue l’os pris et la « côte » identifiée comme origine corporelle.

Le geʿez conserve l’adverbe temporel « maintenant/cette fois » et la double formule os-chair. Le jeu étymologique homme/femme est rendu fonctionnellement en français, sans prétendre reproduire une forme linguistique geʿez particulière.

La répétition de « à cause de cela » relie explicitement l’unité conjugale à la formation de la femme à partir de l’homme. Le geʿez conserve la séquence quitter–s’unir–devenir une chair.

Le verset relie explicitement chronologie de création et législation de pureté. Le mot « côte » fonctionne comme désignation de la femme avant sa présentation à Adam ; le raisonnement est propre à l’exégèse de Jubilés.

Le geʿez emploie les verbes « servir/travailler » et « garder » pour l’activité d’Adam. Les nombres quarante et quatre-vingts sont ensuite repris comme fondement des durées de purification.

La formule « tables célestes » est centrale dans Jubilés. Le verset articule 7 jours d’impureté et 33 jours de « sang de purification », puis deux interdictions cultuelles parallèles.

Le calcul 14 + 66 = 80 est explicité dans le texte. La distinction mâle/femelle est justifiée narrativement par les deux semaines de la création de la femme.

Le superlatif geʿez présente Éden comme plus saint que toute la terre. Cette sacralisation du jardin fonde le parallèle avec l’accès ultérieur au sanctuaire.

Le terme rendu par « jugement/règle » appartient au vocabulaire normatif du livre. Le parallélisme reprend exactement les deux interdictions du v.10.

Le couple geʿez ሕግ ወሰምዕ reprend la terminologie structurante du livre. La portée temporelle est formulée comme permanente.

Le vocabulaire « servir/travailler » et « garder » reprend 3:9. Le cadre des jubilés transforme la durée édénique en unité chronologique précise.

Le geʿez juxtapose « nu », « ne pas savoir » et « ne pas avoir honte ». Les répétitions autour de la mise en réserve soulignent l’activité ordonnée d’Adam.

Le texte répète « serpent de la terre ». La chronologie au 17 du deuxième mois est propre au cadre calendérique de Jubilés et précise un épisode laissé non daté dans la Genèse.

Le geʿez oppose directement « mangez » et « n’en mangez pas ». L’interdiction de toucher est explicitement présente dans cette tradition textuelle.

La négation renforcée rend la formule sémitique « vous ne mourrez pas de mort ». Le geʿez conserve l’expression « comme des dieux » et le couple « bien et mal ».

Le geʿez concentre ici le regard et le désir avant le geste. Aucun motif supplémentaire n’est ajouté au texte.

L’adverbe « d’abord » est textuellement important : il ordonne les actions de la femme. Le terme rendu par « honte » désigne ici les parties nues plutôt qu’un sentiment abstrait.

Le geʿez enchaîne quatre verbes brefs et concrets. La traduction littérale conserve cette parataxe.

Le motif causal est double : écoute du serpent et consommation du fruit. La répétition de « serpent de la terre » maintient l’identification propre à ce récit.

Le redoublement verbal renforce « multiplier ». Le mot rendu par « refuge/retour » marque l’orientation vers le mari ; la dernière proposition exprime explicitement sa domination.

Le geʿez joue sur la relation entre l’humain et la terre sans reproduire nécessairement le jeu hébreu adam/adamah. La formule finale insiste sur provenance et retour à la terre.

La séquence est très concise en geʿez. Le matériau est explicitement la peau, et l’expulsion suit immédiatement l’habillement.

L’énumération des aromates est cultuelle. La mention du lever du soleil fixe l’acte dans un temps rituel précis ; le texte associe cette offrande au moment de la couverture du corps.

Le geʿez exprime littéralement la cessation de la bouche « de parler ». La formule « une seule lèvre et une seule langue » décrit une communication commune à l’ensemble des créatures.

Le terme collectif « toute chair » élargit l’expulsion à l’ensemble du vivant. Les deux critères de répartition sont l’espèce et la nature.

Le verset est bref et emphatique : « Adam seul ». La couverture du corps est présentée comme privilège humain plutôt que simple conséquence pratique de la chute.

La règle est explicitement dérivée du précédent édénique. « Jugement de la Loi » désigne ici la norme connue et appliquée, non une décision judiciaire particulière.

L’expression temporelle signifie le commencement du mois. « Terre d’Elda » est conservé comme toponyme propre à la tradition de Jubilés.

Le geʿez donne une formule onomastique très brève. Aucun développement étymologique n’est ajouté ici.

L’expression geʿez indique l’absence d’enfant jusqu’à la fin du premier jubilé. Le verbe « connaître » garde son emploi conjugal traditionnel.

La dernière phrase relie explicitement l’agriculture post-édénique à l’instruction reçue en Éden, maintenant ainsi une continuité malgré l’expulsion.

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