3 Meqabyan
Introduction3 Meqabyan 5
Nuances du texte source · restitution Déployée
Reconnais celui qui t’a créé et garde mémoire de celui qui t’a affermi et délivré, le Saint d’Israël : bien que tu sois issu de la terre, il t’a façonné à son image et à sa ressemblance, puis t’a établi dans le jardin afin que tu y trouves ta joie et que tu prennes soin de la terre.
Lorsque tu as transgressé le commandement reçu, Dieu t’a fait sortir du jardin et t’a conduit vers cette terre desséchée, marquée par les épines et les ronces ; la terre elle-même porte désormais la conséquence de ta faute.
Tu es terre, et la terre est terre ; tu es poussière, et elle est poussière. Tu te nourris d’elle, tu retourneras à elle et tu redeviendras poussière, jusqu’au jour où Dieu voudra te relever et te demander compte de tout ce que tu as fait, de tes fautes et de tes péchés.
Alors tu te souviendras de tout ce que tu as fait ici, du mal comme du bien ; il faudra voir lequel aura été le plus abondant.
Si tu as multiplié les œuvres bonnes, ce bien demeurera pour toi : tu te réjouiras et tu exulteras au moment où les morts ressusciteront.
Si tu as multiplié le mal, malheur à toi : tu seras rétribué selon les œuvres de tes mains, selon la méchanceté de tes pensées, selon le rejet de ton frère et selon ton refus de craindre le Seigneur ; ta conduite elle-même mesurera ce qui te revient.
Tu seras aussi rétribué selon la manière dont tu as menti à ton prochain et juré faussement par le nom du Seigneur.
Tu façonnes ton mensonge pour qu’il ressemble à la vérité et que ton prochain le croie, alors même que tu sais que la parole que tu prononces est fausse.
Ceux qui sont avec toi finissent par tenir ta parole pour vraie, parce que tu les convaincs et multiplies les discours sur ce qui n’est pas vrai. Tu seras rétribué selon ta conduite, notamment lorsque tu promets de donner puis ne donnes pas à ton prochain et que tu trompes autrui.
Même lorsque tu dis sincèrement : « Je donnerai », les démons te retiennent comme des chiens et te font tout oublier. Même si tu as reçu quelque chose avec l’intention de donner, l’amour des biens du monde peut te pousser à accumuler ce qui ne te profite pas et ce que tu ne mangeras pas.
Il est encore écrit : « Les fils des hommes sont menteurs ; ils faussent la balance. Tous ensemble, ils ne sont que vanité. »
Ô hommes, ne commettez pas l’injustice en faussant la balance ou la mesure, ni en prenant le bien d’autrui pour l’ajouter au vôtre. Ne vous enrichissez pas en transgressant contre le bien de votre prochain, en cherchant tout le profit pour vous-mêmes.
Si vous agissez ainsi, vous serez rétribués selon votre propre conduite et recevrez selon les actes que vous aurez accomplis.
Ô hommes, ne mettez pas votre confiance dans le gain obtenu par la rapine. Nourrissez-vous plutôt de ce qui est juste, du travail de vos mains, et ne désirez pas le labeur d’autrui pour manger par violence et appropriation sans justice ni droiture.
Ce que vous mangez de cette manière ne vous rassasiera pas, et ce que vous accumulez ainsi ne vous procurera aucun véritable profit ; lorsque vous mourrez, vous devrez le laisser à quelqu’un d’autre.
Même si vos richesses augmentent et que votre cœur s’enorgueillit, mieux vaut peu de biens acquis dans la justice qu’une grande richesse de pécheurs. Car leur richesse est comme la fumée qui sort de la bouche d’un four et que le vent emporte.