3 Meqabyan
Introduction3 Meqabyan 3
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Ta vocation n’était pas divisée : tu avais reçu une seule direction, servir ton Créateur et consacrer à sa louange toute ton attention.
Adam, lui, reçut une vie intérieure plus complexe : dix pensées lui furent données, cinq qui l’orientaient vers le bien et cinq qui pouvaient l’entraîner vers le mal.
Les pensées d’Adam se multiplient et se déplacent comme les vagues de la mer, comme la poussière soulevée par la tempête et comme les gouttes de pluie qu’on ne peut compter : son cœur est traversé par des mouvements innombrables.
Toi, au contraire, tu n’as reçu qu’une seule orientation intérieure, car tu n’es pas un être de chair comme Adam.
Mais toi, tu as fait passer ta tromperie par le serpent : tu es entré dans son cœur, la femme a entendu sa voix et, après l’avoir écoutée, elle a fait ce qu’elle avait reçu de lui.
« Ève vint ensuite vers Adam et l’entraîna dans l’égarement en mangeant du fruit de l’arbre. En transgressant ainsi le commandement de son Créateur, elle fit venir la mort sur elle-même et sur ses enfants. »
Dieu les fit sortir du jardin selon son juste jugement, mais il ne les abandonna pas dans leur exil : sur la terre où ils furent envoyés, il leur donna consolation par leurs enfants et par les fruits de la terre.
« Même après que ta jalousie les eut fait chasser du jardin, Dieu ne les abandonna pas : il leur donna de jeunes pousses provenant des arbres du jardin, afin qu’ils les plantent et trouvent consolation dans leurs fruits et dans ceux de la terre qu’il leur avait donnée. »
« Leur cœur pouvait ainsi être consolé et renouvelé par la vue de leurs enfants, par le souvenir du jardin et par les fruits que la terre faisait sortir de la poussière ; en les mangeant, leur tristesse d’avoir été chassés du jardin s’apaisait. »
« Leurs enfants et les fruits de la terre consolaient leur cœur, car Dieu sait comment apporter consolation à l’œuvre qu’il a créée. »
« Dans cette terre d’exil couverte d’épines et de chardons, Dieu continuait de renouveler leur cœur en leur donnant le grain et l’eau nécessaires à la vie. »