1 Meqabyan
Introduction1 Meqabyan 3
Lecture personnelle fluide · restitution Lecture
Une voix céleste s’adressa à Abya, Sila et Fantos : « Ce relèvement que vous venez de voir annonce le vôtre ; après votre mort, vous ressusciterez et resplendirez dans le Royaume des cieux. »
Les hommes apparus auprès d’eux les accompagnèrent et devinrent témoins de ce qui allait suivre.
Fortifiés par la promesse céleste, ils prièrent, remercièrent Dieu et cessèrent de craindre aussi bien la mort que la sentence royale.
Les agents du roi retrouvèrent les frères. Ceux-ci ne résistèrent plus par la force ; ils se laissèrent saisir comme des brebis innocentes, furent battus, liés, fouettés et conduits devant Tsirusaydan.
Tsirusaydan les accuse de rébellion parce qu’ils refusent son culte.
Le narrateur accumule les titres d’honneur des trois frères avant leur réponse unanime.
Les trois frères refusent explicitement tout sacrifice aux idoles, qu’ils décrivent comme dépourvues de vie intérieure.
Les frères résument l’idolâtrie comme culte rendu à des objets fabriqués, incapables de répondre à leurs adorateurs.
Tsirusaydan défend ses idoles en leur attribuant connaissance et capacité à réagir aux offenses.
Les frères refusent de reconnaître une valeur religieuse quelconque aux idoles.
Tsirusaydan menace de transformer leur beauté physique en souffrance et destruction.
Le roi leur laisse une dernière alternative : sacrifier ou subir tortures et mort.
Leur refus reste inchangé ; Tsirusaydan ordonne une torture progressive d’une extrême violence.
Après la torture, les trois frères sont enfermés dans un cachot pendant que le roi prépare leur condamnation.
Les frères demeurent trois jours et trois nuits lourdement enchaînés dans le cachot.
Tsirusaydan prépare une audience publique en convoquant les élites du royaume.
Les trois frères sont présentés devant la cour royale, encore enchaînés et blessés.
Tsirusaydan leur demande si l’emprisonnement les a fait céder.
Les trois frères refusent tout changement : ils décrivent les paroles royales comme blasphématoires et impures.
Tsirusaydan répond à leur fermeté par une nouvelle torture, rouvrant leurs plaies jusqu’à faire couler leur sang.
Même brûlés, les frères interprètent l’intensification du supplice comme une augmentation de leur récompense future.
Le roi prépare une nouvelle exécution : des fauves affamés doivent dévorer entièrement les frères.
Les frères sont immobilisés pour qu’aucune fuite ne soit possible lorsque les fauves seront lâchés.
Au lieu de les dévorer, les animaux féroces s’inclinent devant les martyrs.
Les animaux abandonnent les martyrs et se retournent contre ceux qui les avaient conduits.
Les fauves tuèrent soixante-quinze hommes appartenant au parti du roi.
La panique gagne toute l’assemblée ; même Tsirusaydan fuit avant que les bêtes ne soient finalement reprises.
Les deux frères cadets profitent du désordre pour libérer les trois martyrs et proposer la fuite.
Les trois refusent la fuite : après avoir publiquement rendu témoignage, ils estiment devoir rester.
Les frères cadets choisissent à leur tour de partager le destin des trois martyrs.
Depuis son palais, le roi découvre non seulement la libération des trois frères, mais l’unité désormais visible des cinq ; sa colère éclate.
Les cinq frères sont désormais emprisonnés ensemble sous une contrainte particulièrement lourde.
Le roi reconnaît malgré lui qu’aucun supplice n’a brisé leur détermination, qu’il interprète comme obstination mauvaise.
Tsirusaydan décide non seulement de les tuer par le feu, mais de disperser leurs cendres pour empêcher toute trace de leur corps.
Après trois jours, Tsirusaydan prépare une exécution par le feu d’une violence extrême, alimentant le four avec plusieurs matières combustibles.
Le dispositif est prêt ; les exécutants demandent au roi de livrer les condamnés.
Les cinq sont jetés dans le four ; leur dernier geste est de confier leur âme à Dieu.
Le chapitre se clôt par une scène céleste : les martyrs sont reçus par les anges et conduits auprès des patriarches dans le Jardin de la joie.