1 Meqabyan

Introduction

1 Meqabyan 14

Nuances du texte source · restitution Déployée

L’usage du verbe « baptiser » pour la terre est remarquable et doit être conservé dans l’appareil philologique.

Le nombre huit est explicite.

Noé conclut alors une alliance avec Dieu : Dieu ne détruirait plus la terre par un déluge ; les fils de Noé ne mangeraient ni bête morte d’elle-même ni bête déchirée, n’adoreraient aucun dieu étranger mais Dieu leur Créateur ; Dieu serait leur Dieu, leur donnerait les pluies des saisons et nourriture pour hommes et animaux, tandis qu’eux rendraient bonne leur conduite dans tout ce qu’il aime.

Après avoir reçu cet ordre, les fils d’Israël provoquèrent Dieu par leur mal et ne marchèrent pas comme leurs pères Abraham, Isaac et Jacob, qui n’avaient pas transgressé le commandement de leur Créateur.

La personnification collective suit un schéma biographique.

Le jugement vise aussi ceux qui étaient chargés d’enseigner ou d’administrer.

Ils ne demeurèrent pas dans la loi et l’ordonnance de Dieu que Moïse leur avait données dans le livre de la Loi : « Aime le Seigneur ton Dieu de tout ton cœur et de toute ton âme. »

La combinaison réunit des traditions légales différentes dans une seule série.

« Ne porte pas de faux témoignage ; ne désire pas le bien d’autrui ni rien de ce que ton frère possède, que ce soit son âne ou son bœuf. »

Malgré ces commandements, les fils d’Israël, obstinés, retournèrent vers la cupidité, l’impureté, l’injustice, la tromperie, l’adultère, le vol, le mensonge et le culte de dieux étrangers.

L’ironie vise l’inversion entre animal créé et Dieu libérateur.

Ils se réjouirent de l’œuvre de leurs mains, mangèrent, burent, furent rassasiés et se levèrent pour danser.

À cause de cela Moïse s’irrita et descendit du Sinaï, car Dieu lui avait dit : « Ton peuple que tu as fait sortir d’Égypte, de la maison de servitude, a péché et s’est égaré ; il a fait un veau de métal fondu et s’est prosterné devant une image. »

Moïse descendit avec Josué, son jeune serviteur, irrité contre le peuple. Entendant le bruit, Josué dit : « J’entends le bruit de la guerre dans le camp d’Israël. »

Moïse lui répondit : « Ce n’est pas le bruit de la guerre, mais celui de l’ivresse du vin. » Il descendit, brisa l’image, la broya jusqu’à la poussière et la jeta dans la source où buvaient les fils d’Israël au pied de la montagne.

Ce verset transmet une violence narrative ancienne ; elle ne doit pas être transposée en norme contemporaine.

La formulation est extrême et appartient à la logique de guerre sacrée du passage.

Le reproche se fonde sur la mémoire des bienfaits.

Transition vers le contraste avec les patriarches.

Ils ne furent pas comme leurs pères Abraham, Isaac et Jacob, qui avaient plu à Dieu par la beauté de leur conduite toute leur vie ; Dieu leur donna les biens de la terre et prépara pour ceux qui l’aiment le Jardin de joie que l’œil n’a pas vu, que l’oreille n’a pas entendu et que le cœur humain n’a pas imaginé.

Le privilège héréditaire est de nouveau relativisé.

La mémoire de la libération est centrale.

Le motif cyclique péché–oppression revient.

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