1 Meqabyan

Introduction

1 Meqabyan 15

Nuances du texte source · restitution Déployée

En ce temps-là, les gens de Madian se levèrent contre Israël et mobilisèrent leurs armées pour lui faire la guerre. Leur roi s’appelait Akrandyos ; dès le matin il rassembla une immense armée venue de Syrie, de Cilicie et de Damas.

Le montant précis du tribut n’est pas clair dans la formulation conservée ; il vaut mieux ne pas inventer un chiffre.

« Je vous exilerai dans un pays que vous ne connaissez pas, et là je ferai de vous des coupeurs de bois et des puiseurs d’eau. »

Le discours ennemi revendique une légitimation divine qu’il faut distinguer de la voix narrative du livre.

Le roi raisonne à partir du succès militaire pour juger de la puissance des dieux.

« Je ferai de même pour vous si vous ne me payez pas le tribut comme je vous l’ai ordonné. » Puis il traversa le Jourdain pour piller leurs biens et leurs troupeaux et emmener leurs femmes captives.

Le motif du cri précède l’apparition des trois frères du verset suivant.

Le trio est distinct des cinq martyrs des chapitres 2–4.

Lorsqu’ils entendirent les fils d’Israël pleurer et se lamenter, leur cœur fut profondément touché par la détresse de tout le peuple : veuves, orphelins, prêtres, princes, hommes, femmes et enfants. Tous pleuraient, jetaient de la poussière sur leur tête, et les notables se revêtaient de sac.

Le motif de l’offrande de soi rappelle les martyrs des premiers chapitres.

Ils partirent avec courage, l’épée à la cuisse et la lance à la main, entièrement préparés pour tendre une embuscade au chef impérial.

Ils l’atteignirent pendant son repas. Mebkiyus frappa le chef et lui trancha le cou d’un seul coup alors que la nourriture était encore dans sa bouche ; Juda et Meqabyus frappèrent à l’épée ceux qui se tenaient à droite et à gauche de leur roi.

Lorsque leur roi tomba, tous furent saisis de panique et s’enfuirent ; leurs propres lances se retournèrent contre leurs compagnons, leurs cous orgueilleux furent brisés et ils s’écrasèrent les uns les autres.

Les trois frères, eux, furent sauvés : aucun mal ne les atteignit. Les méchants furent écrasés les uns par les autres, car Dieu avait retourné le fléau contre eux.

Ils tombèrent et moururent, abandonnant tout ce qui leur appartenait en fuyant au-delà du Jourdain. Voyant leur panique, les fils d’Israël entrèrent dans leur camp et prirent le butin.

Formule de conclusion de délivrance.

Le bonheur reste explicitement temporaire.

Transition cyclique très brève.

Dieu permit alors qu’un peuple qu’ils ne connaissaient pas vienne dépouiller leurs champs, ravager leurs vignes, prendre leurs troupeaux et égorger leurs bœufs sous leurs yeux sans leur en laisser manger.

Ils emmenaient en captivité leurs femmes, leurs fils et leurs filles, les frappaient à la tête devant eux, et ils ne pouvaient les sauver, car ces envahisseurs étaient un peuple sans loi, et Israël avait continuellement provoqué Dieu en tout temps.

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