Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 8
Lecture personnelle fluide · restitution Lecture · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Barnabé demande à ses lecteurs de reconnaître une figure dans le rite de la génisse : des hommes marqués par le péché offrent l’animal, le mettent à mort et le brûlent ; des jeunes recueillent ensuite les cendres, les placent dans des récipients, associent laine écarlate, bois et hysope, puis aspergent le peuple pour sa purification. L’auteur voit déjà dans le bois et la laine rouge une annonce de la croix.
Il donne alors sa clé : la génisse est, pour lui, une figure de Jésus ; les pécheurs qui l’offrent représentent ceux qui l’ont livré à la mort. La phrase qui suit est très condensée et marque l’effondrement de la « gloire » des pécheurs.
Les jeunes chargés de l’aspersion représentent les prédicateurs de l’Évangile qui annoncent le pardon des péchés et la purification du cœur. Leur nombre douze est mis en rapport avec les douze tribus d’Israël.
Le nombre trois est à son tour rapporté à Abraham, Isaac et Jacob.
Quant à la laine placée sur le bois, Barnabé l’interprète comme signe du règne de Jésus lié au bois et de la vie promise à ceux qui espèrent en lui.
L’association de la laine et de l’hysope devient ensuite une image des jours difficiles et impurs au milieu desquels les croyants seront sauvés. L’auteur évoque aussi une guérison de la chair par l’hysope, dans une expression grecque particulièrement difficile.
Il conclut en opposant sa propre compréhension du rite à celle d’Israël : ce qui serait manifeste pour les croyants resterait obscur pour « eux », faute d’avoir écouté la voix du Seigneur.