Épître de Barnabé

Dossier

Épître de Barnabé 6

Lecture personnelle fluide · restitution Lecture · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct

Une fois le commandement accompli, la parole lance ce défi : « Qui veut me juger ? Qu’il s’avance. Qui veut me donner raison ? Qu’il s’approche du serviteur du Seigneur. »

Puis viennent l’image du vêtement rongé par la mite et celle de la pierre posée dans Sion : précieuse, choisie, pierre d’angle.

« Celui qui espère en elle vivra pour toujours. » Barnabé précise aussitôt : il ne s’agit pas de mettre son espérance dans une pierre matérielle ; la pierre est pour lui une figure de la chair du Seigneur établie dans la puissance.

La pierre rejetée devient donc pierre d’angle, et le jour du Seigneur devient « grand et merveilleux ».

Je vous écris volontairement dans un langage simple, afin que vous compreniez : je me tiens entièrement au service de votre amour.

L’auteur enchaîne avec d’autres paroles qu’il applique à la passion : l’assemblée des méchants qui entoure, les abeilles autour du rayon, le vêtement tiré au sort.

Pour lui, puisque le Christ devait apparaître dans la chair et souffrir, cette souffrance avait été annoncée d’avance : « Attachons le juste, car il nous gêne. »

Vient ensuite la promesse de la bonne terre donnée à Abraham, Isaac et Jacob, terre où coulent le lait et le miel.

Barnabé propose alors sa « connaissance » du passage : cette terre devient une image de Jésus apparaissant dans la chair et, plus largement, de l’humanité elle-même façonnée à partir de la terre.

Le lait et le miel sont donc lus comme les éléments d’une parabole cachée. Dieu aurait donné sagesse et intelligence pour en discerner le sens spirituel.

Le pardon renouvelle les croyants : ils sont comme recréés, avec une âme redevenue semblable à celle d’enfants.

Barnabé relit ainsi les paroles de la création — « Faisons l’homme », « croissez et multipliez »

— comme adressées au Fils et comme annonçant une seconde création dans les derniers temps.

Le cœur de pierre remplacé par un cœur de chair devient lui aussi une figure de cette recréation : le Christ se manifeste dans la chair afin d’habiter dans les croyants.

Leur cœur devient alors un temple saint pour le Seigneur.

Les paroles de louange « dans l’assemblée » sont appliquées à cette communauté introduite, selon l’interprétation de Barnabé, dans la « bonne terre ».

Le lait et le miel sont enfin comparés à la nourriture du nourrisson : comme l’enfant reçoit sa nourriture pour vivre, le croyant reçoit la foi dans la promesse et la Parole.

Quant au commandement de dominer les animaux, Barnabé observe qu’il n’est pas encore réalisé au sens plein. Il l’oriente donc vers l’avenir :

cette souveraineté appartiendra aux croyants lorsqu’ils auront atteint l’accomplissement et reçu l’héritage de l’alliance.

Réseau biblique

Parallèles

Outil de lecture

Dictionnaire

Exploration du corpus

Concordance

Un mot isolé est recherché comme mot entier ; plusieurs mots comme expression continue.

Sélectionnez un mot dans le texte ou saisissez un terme.

Langues sources

Lexique

Hébreu : lemmatisation et morphologie OSHB/WLC pour le corpus actuellement publié.

Depuis un verset, « Lexique du verset » affiche directement ses termes sources.

Contexte historique

Histoire & archéologie

Sélectionnez un verset pour afficher son contexte.

Bureau d’exégète

Dossier du passage