Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 3
Lecture personnelle fluide · restitution Lecture · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Le Seigneur reprend encore ce thème : « Pourquoi jeûnez-vous pour moi aujourd’hui, tout en faisant entendre vos cris ? Ce n’est pas ce jeûne-là que j’ai choisi : il ne suffit pas qu’un homme se mortifie.
Vous pourriez plier le cou, porter le sac et dormir sur la cendre : cela ne ferait pas encore de votre jeûne un jeûne accueilli par Dieu.
Voici plutôt le jeûne qu’il nous adresse : rompre les liens de l’injustice, défaire les contraintes imposées par la violence, remettre en liberté les opprimés et déchirer les engagements iniques ; partager son pain avec l’affamé, vêtir celui qui est nu, faire entrer chez soi celui qui n’a pas d’abri, ne détourner le regard ni de l’humilié ni de ses proches.
Alors ta lumière jaillira comme l’aurore ; ce qui te revêt surgira rapidement ; ta justice te précédera et la gloire de Dieu t’entourera.
Tu appelleras et Dieu répondra ; tu parleras encore qu’il dira déjà : « Me voici. » Retire le joug, le geste d’accusation et la parole qui murmure ; donne ton pain de toute ton âme à celui qui a faim et fais miséricorde à l’âme abaissée.
Frères, le Dieu patient avait prévu qu’un peuple préparé dans son Bien-Aimé accueillerait la foi avec intégrité. Il nous a donc annoncé tout cela d’avance pour que nous ne nous rattachions pas, comme des prosélytes, à leur Loi sans en discerner l’intention.