Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 3
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Le Seigneur dit encore : Pourquoi jeûnez-vous pour moi, si vos cris remplissent le jour ? Ce n’est pas ce jeûne que j’ai choisi ! Ce n’est pas seulement abaisser son âme.
Courbez le cou, revêtez le sac, couchez-vous sur la cendre : ce n’est pas encore le jeûne que Dieu accueille.
Voici le jeûne que j’ai choisi : brise les liens de l’injustice ! Dénoue les contraintes de la violence ! Libère ceux qu’on a brisés ! Déchire les contrats iniques ! Partage ton pain avec l’affamé ! Vêts celui qui est nu ! Accueille le sans-abri ! Ne méprise ni l’humilié ni les tiens !
Alors ta lumière éclatera dès le matin ; ce qui te couvre se lèvera vite ; ta justice marchera devant toi, et la gloire de Dieu t’enveloppera.
Tu crieras : Dieu répondra. Tu parleras : il dira, Me voici ! Ôte le joug, le geste qui accuse, la parole qui murmure. Donne ton pain de tout ton cœur à celui qui a faim ; prends en pitié l’âme humiliée.
Voilà, frères, ce que le Dieu patient avait annoncé : il savait qu’un peuple préparé dans son Bien-Aimé croirait d’un cœur entier. Il nous l’a révélé afin que nous ne nous jetions pas aveuglément dans la Loi comme des nouveaux venus.