Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 4
Lecture personnelle fluide · restitution Lecture · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Il nous faut donc regarder attentivement le temps présent et chercher ce qui peut réellement nous conduire au salut. Éloignons-nous entièrement des œuvres de l’impiété et rejetons l’égarement de l’époque actuelle, afin d’être aimés dans celle qui vient.
Ne donnons pas à notre âme une liberté insouciante qui la ferait courir avec les pécheurs et les hommes mauvais : nous finirions par leur ressembler.
L’épreuve décisive est proche, dit l’auteur en invoquant Hénoch. Le Maître aurait abrégé les temps et les jours pour que son Bien-Aimé vienne rapidement vers son héritage.
Il cite encore une prophétie : dix royaumes régneront sur la terre, puis un petit roi surgira et en abaissera trois.
Puis Daniel : la quatrième bête, plus terrible que les autres, porte dix cornes ; une petite corne apparaît et renverse trois des grandes.
« Comprenez donc », poursuit-il. Comme l’un de vous et parce que je vous aime tous plus que ma propre vie, je vous demande de veiller sur vous-mêmes. N’ajoutez pas péché à péché en répétant sans examen : « Leur alliance et la nôtre ne font qu’une. »
L’auteur affirme alors : « Elle est bien à nous ; eux l’ont pourtant perdue. » Il relit ainsi l’épisode de Moïse recevant sur la montagne les tables de l’alliance écrites du doigt de Dieu.
Puis il interprète le retour vers les idoles et la rupture des tables comme perte de cette alliance et comme figure d’une alliance du Bien-Aimé Jésus, désormais scellée dans le cœur des croyants par l’espérance de la foi.
Je voudrais vous écrire davantage, non comme un maître, mais comme quelqu’un qui vous aime et refuse de retenir ce qui peut vous aider. Restons donc éveillés dans les derniers jours : une longue histoire de foi ne nous servira à rien si nous ne résistons pas maintenant, comme des fils de Dieu, au temps d’impiété et aux épreuves qui viennent, afin que le pouvoir des ténèbres ne se glisse pas parmi nous.
Rejetons toute vanité et la voie du mal. Ne vivez pas repliés chacun sur vous-même, comme si votre justice était déjà acquise ; réunissez-vous et cherchez ensemble le bien commun.
Malheur à qui se croit sage par lui-même. Devenons des êtres spirituels et un temple accompli pour Dieu ; cultivons sa crainte et gardons ses commandements.
Le Seigneur jugera sans partialité : chacun recevra selon ses actes. La justice précédera le bon ; le salaire du mal attendra le méchant.
Notre appel ne doit donc pas devenir une raison de somnoler dans le péché, sinon le pouvoir du mal pourrait nous écarter du royaume.
Enfin, Barnabé invite ses lecteurs à tirer un avertissement du destin d’Israël tel qu’il le relit : les signes reçus ne dispensent personne de la fidélité. « Beaucoup sont appelés, mais peu sont élus. »