Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 12
Lecture personnelle fluide · restitution Lecture · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Barnabé rassemble maintenant plusieurs textes qu’il lit comme des figures de la croix : un bois incliné puis relevé, d’où coule du sang, devient pour lui annonce du Crucifié.
Il interprète également la scène où Moïse tient les bras étendus pendant le combat d’Israël : la posture de Moïse devient une figure de la croix et de la souffrance future de Jésus.
Le sens qu’il en tire est sotériologique : le salut dépend, selon lui, de l’espérance placée en celui que ces signes annoncent.
La parole prophétique sur Dieu étendant les mains vers un peuple désobéissant est intégrée au même ensemble.
Barnabé relit ensuite l’épisode des serpents au désert comme une autre annonce de Jésus souffrant et donnant la vie.
Le paradoxe du serpent de bronze retient son attention : Moïse interdit les idoles mais fabrique pourtant un serpent, que Barnabé considère comme une figure destinée à montrer Jésus.
Regarder le serpent dressé avec foi devient ainsi, dans sa lecture, une image de l’espérance qui sauve ; l’auteur conclut que toutes choses trouvent leur sens en Jésus.
Il passe ensuite au nom de Josué, qui est « Jésus » en grec : le fait que Moïse donne ce nom au fils de Navé devient pour Barnabé un signe concernant le Fils.
Une parole adressée à Josué sur Amalec est elle aussi relue comme prophétie du Fils de Dieu dans les derniers jours.
Puis Barnabé insiste sur la seigneurie et la filiation divine du Christ en citant le Psaume 110 : David appelle le Messie « mon Seigneur ».
Une citation d’Isaïe achève l’argument : le Christ y est également présenté comme Seigneur recevant autorité sur les nations.