Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 11
Lecture personnelle fluide · restitution Lecture · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Barnabé cherche maintenant dans les Écritures une annonce conjointe de l’eau baptismale et de la croix. Il affirme qu’Israël n’aurait pas accueilli le baptême qui apporte le pardon, mais aurait préféré ses propres constructions religieuses.
Il cite le reproche prophétique contre ceux qui abandonnent Dieu, « source de vie », pour se creuser une « fosse de mort ».
Une autre image évoque le Sinaï et des oisillons privés de leur nid.
Puis vient la promesse d’un Dieu qui marche devant son peuple, renverse les obstacles et donne accès à des trésors cachés afin d’être reconnu comme Seigneur.
Le croyant habite alors symboliquement dans un rocher solide, reçoit une eau sûre, contemple le roi dans sa gloire et apprend la crainte du Seigneur.
Barnabé reprend ensuite l’image du Psaume 1 : le juste ressemble à un arbre planté près de l’eau, fécond et toujours vert.
L’impie, au contraire, ressemble à la poussière emportée par le vent ; sa voie ne subsiste pas.
L’auteur applique ces images au baptême chrétien : descendre dans l’eau en espérant dans la croix conduit, selon lui, à une vie dont les paroles mêmes peuvent faire naître foi, conversion et espérance chez d’autres.
Une nouvelle citation sur la terre de Jacob devient pour lui une image du croyant comme « vase de l’Esprit ».
Le fleuve et les arbres qui donnent la vie sont ensuite lus comme une autre figure du salut.
La conclusion est explicitement baptismale : on descend dans l’eau marqué par le péché, on en remonte appelé à porter du fruit, avec la crainte de Dieu et l’espérance en Jésus.