1 Clément
Dossier1 Clément 44
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
L’auteur affirme que les apôtres avaient été avertis, par Jésus Christ, qu’une querelle se produirait un jour autour de l’episkopè, c’est-à-dire de la charge de surveillance et de responsabilité communautaire.
Ils auraient donc non seulement établi les premiers titulaires de cette fonction, mais aussi prévu sa continuité : après leur mort, des hommes reconnus et éprouvés devaient reprendre leur service.
Le principe avancé est alors précis : lorsqu’un ministre a été établi dans cette continuité, avec l’assentiment de l’Église, et qu’il a servi durablement le troupeau du Christ avec humilité, calme, désintéressement et conduite irréprochable, il n’est pas juste de le destituer arbitrairement.
Une telle éviction constitue, selon l’auteur, une faute grave, spécialement lorsqu’elle frappe des hommes qui ont exercé saintement et sans reproche la fonction liée à l’episkopè.
Ceux des anciens qui sont déjà morts après avoir mené leur ministère à bon terme sont déclarés heureux : la mort les met désormais à l’abri d’une destitution humaine.
La crise de Corinthe apparaît alors explicitement : certains responsables au comportement honorable ont effectivement été retirés du ministère qu’ils exerçaient jusqu’alors sans reproche.