Jubilés
IntroductionJubilés 26
Synthèse claire, précise et fluide · restitution Inspirée
Durant la septième année de cette semaine, Isaac appela Ésaü son fils aîné : « Je suis vieux ; mes yeux sont faibles et je ne connais pas le jour de ma mort. »
« Prends ton carquois et ton arc, va chasser et prépare-moi un mets comme je l’aime, afin que je mange et que mon âme te bénisse avant ma mort. »
Rébecca entendit Isaac parler à Ésaü.
Ésaü partit tôt dans les champs pour chasser.
Rébecca appela Jacob et lui rapporta les paroles d’Isaac à Ésaü : il voulait manger du gibier et le bénir avant sa mort.
Elle dit : « Va au troupeau, prends deux bons chevreaux ; je préparerai pour ton père un mets comme il l’aime, et tu le lui apporteras afin qu’il te bénisse. »
Jacob répondit : « Mère, je crains qu’il reconnaisse ma voix et veuille me toucher. »
« Je suis lisse tandis qu’Ésaü est velu ; je paraîtrai comme un trompeur et attirerai une malédiction au lieu d’une bénédiction. »
Rébecca lui dit : « Que ta malédiction retombe sur moi ; écoute seulement ma voix. »
Jacob obéit, prit deux bons chevreaux gras et les apporta à sa mère, qui prépara le mets.
Rébecca prit les meilleurs vêtements d’Ésaü et en revêtit Jacob ; elle plaça les peaux des chevreaux sur ses mains et son cou.
Elle remit le mets et le pain à Jacob.
Jacob entra auprès de son père : « Je suis ton fils ; j’ai fait comme tu l’as demandé. Mange afin que ton âme me bénisse. »
Isaac demanda : « Comment as-tu trouvé si vite, mon fils ? »
Jacob répondit : « Ton Dieu l’a fait se présenter devant moi. »
Isaac dit : « Approche, que je te touche pour savoir si tu es vraiment Ésaü. »
Isaac le toucha : « La voix est celle de Jacob, mais les mains sont celles d’Ésaü. »
Isaac ne reconnut pas Jacob, car une disposition venue du ciel avait détourné sa perception.
Isaac demanda : « Es-tu bien Ésaü ? » Jacob répondit : « Je suis ton fils. »
Jacob lui apporta le mets et du vin ; Isaac mangea et but.
Isaac lui dit : « Approche et embrasse-moi, mon fils. »
Jacob s’approcha ; Isaac sentit ses vêtements et dit : « L’odeur de mon fils est comme celle d’un champ béni par le Seigneur. »
« Que le Seigneur te donne la rosée du ciel et de la terre, l’abondance du grain et de l’huile. »
« Que des nations te servent ; sois maître de tes frères. Que les bénédictions d’Abraham reposent sur toi et ta descendance ; maudit soit celui qui te maudit, béni celui qui te bénit. »
Dès qu’Isaac eut achevé sa bénédiction, Jacob sortit et se cacha ; Ésaü revint de la chasse.
Ésaü prépara lui aussi un mets et l’apporta : « Que mon père mange afin de me bénir. »
Isaac demanda : « Qui es-tu ? » Ésaü répondit : « Je suis ton premier-né. »
Isaac fut saisi d’étonnement : « Qui donc m’a apporté le mets avant toi et que j’ai béni ? Il sera béni, lui et sa descendance. »
Ésaü poussa un cri amer : « Bénis-moi, moi aussi, mon père ! »
Isaac dit : « Ton frère est venu avec ruse et a pris ta bénédiction. » Ésaü répondit qu’il avait déjà pris son droit d’aînesse et maintenant sa bénédiction.
Ésaü demanda s’il restait une bénédiction ; Isaac répondit qu’il avait établi Jacob maître et l’avait fortifié par le grain, le vin et l’huile.
Ésaü pleura et demanda encore une bénédiction ; Isaac lui donna une bénédiction différente, liée à une terre moins fertile.
Isaac ajouta : « Tu vivras par ton épée et serviras ton frère ; mais lorsque tu te révolteras, son joug sera ôté de ton cou. »
Ésaü gardait rancune à Jacob et se disait qu’après la mort de son père il tuerait son frère.
Ésaü prit Jacob en haine à cause de la bénédiction que son père lui avait donnée. Il se dit dans son cœur : « Les jours du deuil de mon père approchent ; alors je tuerai Jacob mon frère. »