Jubilés
IntroductionJubilés 26
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation
Isaac appela Ésaü : « Je suis vieux. Mes yeux sont faibles. Je ne connais pas le jour de ma mort. »
« Prends ton carquois et ton arc. Va chasser. Prépare-moi un mets comme je l'aime, afin que je mange et que mon âme te bénisse avant ma mort. »
Rébecca entendit les paroles d'Isaac à Ésaü.
Ésaü partit dans les champs pour chasser.
Rébecca appela Jacob : « J'ai entendu ton père parler à Ésaü. Il veut manger son gibier et le bénir avant de mourir. »
« Va au troupeau. Prends-moi deux bons chevreaux. Je préparerai le mets que ton père aime; tu le lui apporteras, et il te bénira. »
« Mère, je crains qu'il reconnaisse ma voix et me touche. »
« Je suis lisse, Ésaü est velu. Je paraîtrai comme un trompeur et j'attirerai une malédiction, non une bénédiction. »
« Que ta malédiction soit sur moi, mon fils. Écoute seulement ma voix. »
Jacob alla, prit deux bons chevreaux et les apporta à sa mère. Elle prépara le mets.
Rébecca prit les meilleurs vêtements d'Ésaü et les mit sur Jacob. Elle plaça les peaux des chevreaux sur ses mains et sur son cou.
Elle mit dans les mains de Jacob le mets et le pain qu'elle avait préparés.
« Mon père, je suis ton fils. J'ai fait comme tu l'as demandé. Lève-toi, mange de ma chasse, afin que ton âme me bénisse. »
« Comment as-tu trouvé si vite, mon fils ? »
« Ton Dieu l'a fait venir devant moi. »
« Approche, mon fils. Que je te touche pour savoir si tu es vraiment Ésaü. »
Isaac le toucha : « La voix est celle de Jacob, mais les mains sont celles d'Ésaü. »
Isaac ne le reconnut pas : une disposition venue du ciel avait détourné sa perception.
« Es-tu vraiment mon fils Ésaü ? » — « Je suis ton fils. »
Jacob lui apporta le mets et du vin. Isaac mangea et but.
« Approche, mon fils, et embrasse-moi. »
Jacob s'approcha. Isaac sentit ses vêtements : « L'odeur de mon fils est comme l'odeur d'un champ que le Seigneur a béni. »
« Que le Seigneur te donne la rosée du ciel, la richesse de la terre, l'abondance du grain et de l'huile. »
« Que des nations te servent. Sois maître de tes frères. Que les bénédictions d'Abraham soient sur toi et ta descendance. Maudit celui qui te maudit; béni celui qui te bénit. »
Isaac acheva la bénédiction. Jacob sortit et se cacha. Ésaü revint de la chasse.
Ésaü prépara son mets et l'apporta : « Que mon père se lève, mange de la chasse de son fils et me bénisse. »
« Qui es-tu ? » — « Je suis ton fils premier-né, Ésaü. »
Isaac trembla : « Qui donc m'a apporté le mets avant toi ? Je l'ai béni — et il sera béni, lui et sa descendance. »
Ésaü poussa un grand cri amer : « Bénis-moi, moi aussi, mon père ! »
« Ton frère est venu avec ruse et a pris ta bénédiction. » Ésaü dit : « Il m'a déjà pris mon droit d'aînesse; maintenant il prend ma bénédiction ! »
« N'as-tu gardé aucune bénédiction pour moi ? » Isaac répondit : « Je l'ai établi ton maître et je l'ai soutenu par le grain, le vin et l'huile. »
Ésaü pleura : « N'as-tu qu'une seule bénédiction, mon père ? Bénis-moi, moi aussi ! » Isaac lui donna une bénédiction différente.
« Tu vivras par ton épée. Tu serviras ton frère. Mais lorsque tu te révolteras, tu briseras son joug de ton cou. »
Ésaü haïssait Jacob. Il disait dans son cœur : « Les jours du deuil de mon père approchent; alors je tuerai Jacob mon frère. »
Ainsi la menace d'Ésaü contre Jacob prépare son départ.