Jubilés

Introduction

Jubilés 10

Nuances du texte source · restitution Déployée

Pendant la troisième semaine de ce jubilé, des démons impurs commencèrent à égarer les petits-enfants de Noé, à les rendre insensés et à les détruire.

La plainte familiale déclenche l’intercession de Noé auprès de Dieu.

La prière de Noé fonde sa requête sur la miséricorde déjà manifestée lors du déluge et demande une protection transgénérationnelle.

La prière reprend le langage de bénédiction et de fécondité de la tradition du déluge.

Les esprits sont explicitement reliés aux Veilleurs. Noé demande leur confinement eschatologique dans le lieu du jugement.

La demande vise une limitation radicale de l’autorité des esprits sur les justes.

La réponse divine commence par l’ordre d’emprisonner l’ensemble des esprits.

Mastéma, chef des esprits, vint alors demander : « Seigneur Créateur, laisse-en quelques-uns sous mon autorité, afin qu’ils m’écoutent et accomplissent ce que je leur ordonne. Sans eux, je ne pourrai exercer mon pouvoir parmi les hommes, car ils servent à détruire et à égarer avant mon jugement, tant la méchanceté humaine est grande. »

La décision limite numériquement les esprits laissés actifs sur la terre à un dixième.

Le texte relie la transmission de remèdes à la protection contre les afflictions attribuées aux esprits. Il ne s’agit pas d’une prescription médicale moderne.

Nous accomplîmes l’ordre : tous les esprits mauvais et violents furent liés au lieu du jugement, tandis qu’un dixième resta actif sur la terre sous l’autorité du satan.

Nous enseignâmes à Noé tous les remèdes contre leurs maladies et leurs ruses, afin qu’il puisse soigner au moyen des plantes de la terre.

Le savoir thérapeutique devient un corpus écrit transmis à la descendance de Noé.

La transmission écrite est confiée à Sem, ce qui relie le savoir de Noé à la lignée sémitique.

La mort de Noé clôt son rôle direct dans le récit ; Lubar reste lié au massif d’Ararat.

Le calcul jubilaire est donné comme équivalent exact des 950 ans traditionnels.

Il vécut sur la terre plus longtemps que tous les autres, sauf Hénoch, à cause de sa justice. Hénoch, lui, avait été établi comme témoin pour les générations, afin de rapporter leurs œuvres au jour du jugement.

La généalogie est articulée au récit de Babel : la naissance de Reou sert de repère chronologique pour le projet de la tour.

Jubilés précise le mouvement migratoire depuis Ararat vers Shinéar et explicite l’ambition verticale de la tour.

Ils commencèrent à bâtir et fabriquèrent des briques au feu ; les briques leur servaient de pierres et le bitume de Shinéar leur servait de mortier.

Les dimensions sont volontairement monumentales. Elles participent à la représentation hyperbolique de l’entreprise humaine.

Alors le Seigneur dit : « Voici un seul peuple qui a commencé cette œuvre. Descendons confondre leurs langues, afin qu’ils ne se comprennent plus et qu’ils soient dispersés en villes et en nations. »

Le Seigneur descendit, et nous descendîmes avec lui, pour voir la ville et la tour bâties par les hommes.

La rupture de l’intercompréhension entraîne immédiatement l’arrêt du projet collectif.

C’est pourquoi tout le pays de Shinéar fut appelé Babel : c’est là que Dieu confondit les langues des hommes et que ceux-ci furent dispersés selon leurs langues et leurs nations.

Jubilés ajoute au récit biblique une destruction matérielle de la tour par un vent divin.

Le livre inscrit la dispersion de Babel dans son calendrier jubilaire.

Après Babel, les peuples rejoignent les territoires assignés lors du partage de Noé.

Canaan vit que le pays du Liban jusqu’au torrent d’Égypte était très beau. Au lieu d’aller vers son héritage à l’ouest de la mer, il s’installa dans cette région, du Liban jusqu’au littoral.

L’avertissement invoque directement le serment de non-usurpation du chapitre 9.

L’interdit territorial est énoncé de manière directe et sans ambiguïté.

La malédiction n’est pas présentée ici comme ethnique en soi, mais comme sanction narrative d’une violation du serment territorial.

Canaan ne les écouta pas. Il demeura avec ses fils dans le pays du Liban, depuis Hamath jusqu’à l’entrée de l’Égypte.

Le toponyme est expliqué par l’installation de Canaan dans cette région.

Madai constitue une exception négociée au partage : il quitte son lot avec l’accord des détenteurs de la terre où il s’installe.

Le chapitre se clôt sur une étiologie du nom Medeqin liée à Madai.

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