3 Meqabyan

Introduction

3 Meqabyan 10

Lecture personnelle fluide · restitution Lecture

Si tu doutes de la résurrection, regarde la création : ce qui semblait sans vie recommence à vivre quand vient la saison des pluies et que le souffle de Dieu agit de nouveau.

La même parole qui donne la vie fixe aussi le moment où elle s’arrête.

Ce qui s’est décomposé n’est pas hors de portée de Dieu : il peut le relever et le renouveler comme il le veut.

Lorsque la pluie descend et abreuve la terre, la vie revient et les êtres se remettent en mouvement selon l’ordre établi au commencement.

Car il est dit que tout ce qui porte le souffle de vie et se meut sur la terre, ainsi que toute vie produite par les eaux, reçoit son souffle parce que l’Esprit du Seigneur plane au-dessus des eaux ; par son Esprit et par sa Parole, le souffle de vie leur est donné.

Si Dieu peut appeler la vie à l’existence par son Esprit et sa Parole, refuser qu’il puisse relever les morts revient à limiter celui qui a déjà créé.

Le raisonnement devient appel personnel : il ne suffit pas de comprendre la résurrection, il faut revenir à la foi en celui dont la parole peut rendre la vie.

La résurrection est décrite comme action conjointe de la miséricorde et de la parole créatrice : la même voix qui ordonna au commencement agit encore sur les morts.

Sache donc que tu ressusciteras et que tu te tiendras devant lui. Ne t’imagine pas que tu demeureras dans le tombeau.

La résurrection conduit au jugement : ce qui a été fait pendant la vie, bon ou mauvais, devient l’objet d’une rétribution.

Le jugement est décrit comme l’ouverture d’un livre où toute la dette morale de la vie a été inscrite. Les justifications qui pouvaient convaincre ici ne pourront plus effacer ce qui a été fait.

Le mensonge peut aller jusqu’à devenir une auto-justification : on finit par présenter comme juste ce que l’on sait avoir fabriqué.

Au jugement, rien ne pourra rester caché derrière le langage ou les apparences : ce que Dieu connaît de la vie entière sera mis au jour.

Alors tu auras honte des péchés que tu as commis. Avant d’en arriver là, hâte-toi donc de te repentir ici, afin de ne pas être couvert de honte devant les anges et les humains au jour du jugement, mais d’être compté avec ceux qui sont loués pour la beauté de leurs œuvres.

La joie future est décrite comme une appartenance commune aux justes et aux anges ; elle se prépare par le bien accompli pendant la vie présente.

Le regret trop tardif est opposé aux occasions concrètes qui existaient pendant la vie : disposer de biens signifiait déjà avoir la possibilité de nourrir celui qui manquait de nourriture.

Lorsque tu avais des vêtements, tu n’as pas vêtu celui qui était nu ; lorsque tu avais du pouvoir, tu n’as pas délivré celui qui était opprimé.

Le savoir et la force sont eux aussi présentés comme des responsabilités : savoir devait permettre d’aider celui qui s’égare, et la force devait servir à résister au mal.

La force physique devait être disciplinée par la prière et le jeûne, non méprisée, afin qu’elle serve la justice au lieu d’être gouvernée par l’impulsion.

La véritable parure de l’être humain ne se trouve pas dans les plaisirs de ce monde, les mets savoureux, les bonnes boissons, les vêtements fins ni les ornements d’or et d’argent.

Même les pierres les plus rares et les plus précieuses ne donnent pas à une personne sa vraie beauté.

La beauté véritable est intérieure et relationnelle : pureté, sagesse, intelligence, amour sans jalousie, patience et amour du prochain.

Ne rends pas le mal à celui qui t’a fait du mal, afin d’entrer dans la demeure donnée aux patients et d’être récompensé avec ceux qui ont hérité de la Terre sainte par la patience, la connaissance, l’intelligence et l’espérance du Royaume des cieux au jour de la résurrection.

La négation de la résurrection est présentée comme une perte d’espérance qui finit par être démentie par le jour même qu’elle refusait d’attendre.

Ceux qui avaient refusé de croire au relèvement verront précisément ce qu’ils avaient nié, tandis que leur propre conduite sera mise en jugement.

Alors ils pleureront parce qu’ils n’auront pas bien conduit leur chemin. Mieux vaut pleurer ici, sur la terre, tant qu’il est encore possible de changer, afin de ne pas faire partie de ceux qui pleureront là-bas.

La repentance volontaire du présent évite un regret imposé plus tard, lorsque les larmes ne peuvent plus ouvrir un nouveau chemin.

Faites le bien maintenant afin que votre passage soit réellement un passage vers la vie et vers la lumière, non seulement une fin de l’existence terrestre.

Le livre se termine en opposant le plaisir passager sans mesure à une joie qui ne finit pas, reçue avec ceux qui vivent dès maintenant dans l’espérance de la résurrection.

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