3 Meqabyan
Introduction3 Meqabyan 10
Nuances du texte source · restitution Déployée
Écoute, toi qui refuses de croire au relèvement des morts : considère les êtres qui reparaissent à la saison des pluies et reçoivent à nouveau le mouvement de la vie, parce que l’Esprit du Seigneur repose sur eux comme son souffle l’avait fait au commencement.
Par sa parole, Dieu leur assigne aussi le terme de leur vie et leur ordonne de passer par la mort.
Puis, selon sa volonté, il les relève ; même lorsque leur chair s’est défaite dans la corruption, elle peut être renouvelée et restaurée.
Lorsque la pluie redescend et abreuve la terre, les êtres reprennent vie et se remettent en mouvement selon l’ordre qui leur avait été donné dès le commencement.
Car il est dit que tout ce qui porte le souffle de vie et se meut sur la terre, ainsi que toute vie produite par les eaux, reçoit son souffle parce que l’Esprit du Seigneur plane au-dessus des eaux ; par son Esprit et par sa Parole, le souffle de vie leur est donné.
Regarde donc, toi dont le cœur refuse de voir et qui dis : « Les morts ne ressuscitent pas ! » Par son Esprit et sa Parole, Dieu fait venir des êtres à l’existence sans père ni mère ; comment pourrais-tu alors nier que la parole du Créateur puisse relever les morts ?
Repens-toi donc et reviens à ta foi : par la parole du Seigneur, les morts devenus poussière et cendre dans la terre recevront de nouveau la vie.
Ils se relèveront par la rosée de sa miséricorde venant du Seigneur, selon la parole qu’il prononça au commencement ; cette parole embrasse toutes choses et relève les morts comme il le veut.
Sache donc que tu ressusciteras et que tu te tiendras devant lui. Ne t’imagine pas que tu demeureras dans le tombeau.
Tu ne demeureras pas dans le tombeau comme tu l’imagines : tu te relèveras et tu recevras selon ce que tu as fait sur la terre, que ce soit le bien ou le mal, car ce jour sera celui de la rétribution.
Au temps de la résurrection, tu recevras selon toutes les fautes que tu as commises. Le livre de ta dette, écrit depuis ta jeunesse, sera ouvert devant toi, et tu n’auras plus les excuses par lesquelles tu cherches maintenant à nier ton péché.
Tu dresses devant toi ta parole mensongère comme si elle était juste, et tu traites comme vérité le mensonge que tu as prononcé.
Là, il n’y aura plus d’excuse, car l’Esprit du Seigneur témoignera contre toi : il connaît toute œuvre mauvaise que tu as faite et la manifestera devant Dieu ton Créateur.
Alors tu auras honte des fautes que tu as commises. Avant d’en arriver là, hâte-toi de te repentir ici, afin de ne pas être couvert de honte devant les anges et les humains au jour du jugement, mais d’être associé à ceux dont les bonnes œuvres sont louées.
Les justes recevront sans honte leur récompense auprès de leur Créateur et se réjouiront avec les anges qui louent le Seigneur. Mais si tu n’as pas accompli le bien pendant ta vie dans la chair, tu n’auras aucune part avec eux.
Alors la repentance te viendra quand elle ne pourra plus te servir, parce que tu ne t’es pas préparé pendant que tu avais encore l’intelligence des échanges et la possibilité d’agir ; lorsque tu avais des biens, tu n’as pas nourri l’affamé.
Lorsque tu avais des vêtements, tu n’as pas vêtu celui qui était nu ; lorsque tu disposais d’une autorité capable d’agir, tu ne t’en es pas servi pour délivrer celui qui était opprimé.
Lorsque tu avais de la connaissance, tu n’as pas éclairé le pécheur afin qu’il revienne et se repente et que le Seigneur lui remette les fautes qu’il avait commises dans l’ignorance. Lorsque tu avais de la force, tu n’as pas résisté à ceux qui te combattaient afin de pouvoir vaincre.
Lorsque tu avais de la vigueur, tu n’as ni jeûné ni prié pour affaiblir la force des désirs de ta jeunesse dans la chair et pour orienter ta vie vers la justice plutôt que vers la complaisance envers la chair de ce monde.
La véritable parure de l’être humain ne se trouve pas dans les plaisirs de ce monde, les mets savoureux, les bonnes boissons, les vêtements fins ni les ornements d’or et d’argent.
Elle n’est pas non plus dans les pierres précieuses de l’Inde, ni dans la topaze ni dans l’émeraude : telle n’est pas la parure qui convient à l’être humain.
La vraie parure de l’être humain est la pureté, la sagesse, la connaissance, l’amour sincère sans rivalité, la patience sans hésitation ni haine, et l’amour du prochain comme de soi-même.
Ne rends pas le mal à celui qui t’a fait du mal, afin d’entrer dans la demeure donnée aux patients et d’être récompensé avec ceux qui ont hérité de la Terre sainte par la patience, la connaissance, l’intelligence et l’espérance du Royaume des cieux au jour de la résurrection.
Ne dites pas : « Nous ne ressusciterons pas d’entre les morts ! » Le Diable fait perdre l’espérance à ceux qui parlent et pensent ainsi, afin qu’ils ne soient pas sauvés à la résurrection. Ils comprendront lorsque ce jour les atteindra et seront dans la tristesse à cause de leur ignorance.
À cause des mauvaises œuvres qu’ils auront commises sur la terre, ils seront convaincus de faute ; tous verront alors la résurrection du corps qu’ils avaient refusé de croire.
Alors ils pleureront parce qu’ils n’auront pas bien conduit leur chemin. Mieux vaut pleurer ici, sur la terre, tant qu’il est encore possible de changer, afin de ne pas faire partie de ceux qui pleureront là-bas.
Si nous ne pleurons pas ici de notre plein gré, nous pleurerons là-bas contre notre volonté. Si nous ne préparons pas ici la repentance, nous préparerons là-bas des pleurs et des lamentations qui ne nous serviront plus.
Préparez donc le bien afin de passer de la mort à la vie, de cette terre passagère à la réalité céleste, de ce qui est terrestre à la lumière des cieux.
Renoncez à l’excès des plaisirs terrestres afin de vous réjouir là-bas d’une joie sans fin dans le Royaume des cieux, avec ceux qui croient dès maintenant à la résurrection des morts, pour les siècles des siècles. Amen.