2 Meqabyan
Introduction2 Meqabyan 5
Analyse du texte source · restitution Philologique
Il laissa ses enfants encore jeunes ; ils grandirent conformément à l’ordre établi par leur père, gardèrent l’organisation de leur maison, prirent soin de tout ce qui leur appartenait et ne firent pas crier le pauvre, l’orphelin ni la veuve.
Ils craignaient le Seigneur, distribuaient leurs biens aux indigents et observaient tout ce que leur père leur avait confié ; ils réconfortaient l’orphelin et la veuve dans leur détresse, devenaient pour eux père et mère, les dégageaient de la main de ceux qui leur faisaient violence et les consolaient dans tout trouble et toute tristesse qui les atteignaient.
Ils vécurent en agissant ainsi pendant cinq ans.
Après cela vint Tseerutsaydan, roi des Chaldéens ; il dévasta tout leur pays, fit captifs les enfants de Meqabis et anéantit l’ensemble de leur territoire.
Ils pillèrent tous leurs biens, les saisirent eux-mêmes et les conduisirent dans leur pays : des idolâtres qui ne marchaient ni dans le commandement ni dans l’ordonnance de Dieu, mais dans tout mal, fornication, impureté, cupidité et injure, sans mémoire de leur Dieu.
Ils mangeaient toute bête morte, le sang, la chair déchirée par les animaux et tout ce que le Seigneur n’agrée pas ; ils n’observaient rien de l’ensemble des commandements de justice écrits dans l’Orit.
Ils ne reconnaissaient pas le Seigneur comme celui qui les avait créés et sauvés, les avait fait sortir du sein de leur mère et leur avait fourni la nourriture qui leur convenait.
Ils n’avaient aucune règle dans la justice, mais marchaient dans le vol, la violence, la fornication et l’impureté ; ils prenaient en mariage la femme de leur père et la sœur de leur mère, commettaient tout mal, épousaient leurs sœurs et leurs parentes, et étaient sans loi.
Toute leur voie était glissante et ténébreuse, impure et livrée à la fornication.
Quant aux enfants de Meqabis, ils observaient toutes les interdictions qui leur appartenaient ; ils ne mangeaient ni cadavre ni chair déchirée et s’abstenaient de toute l’impureté et des péchés des Chaldéens, dont les œuvres mauvaises étaient trop nombreuses pour être consignées dans ce livre.
Il ne se trouvait en eux rien qui fût agréable au Seigneur, leur Créateur.
Ils adoraient encore l’idole appelée Baal-Peor et mettaient en elle leur confiance comme dans le Seigneur leur Créateur ; mais elle était sourde et muette, ne voyait ni n’entendait, car elle était une image façonnée par la main humaine, revêtue d’or et d’argent, œuvre humaine dépourvue d’intelligence et de souffle.
Elle ne mange ni ne boit.
Elle ne met pas à mort et ne vivifie pas.
Elle ne plante ni n’arrache.
Elle ne fait aucun tort et n’accomplit aucun bien.
Elle ne rend pauvre ni ne rend riche.
Elle ne corrige ni ne fait miséricorde ; elle n’est qu’un piège qui sert à l’égarement du peuple insensé des Chaldéens.