2 Meqabyan
Introduction2 Meqabyan 14
Lecture personnelle fluide · restitution Lecture
Moi, je suis profondément peiné, et mon cœur souffre à cause des Juifs, des Samaritains, des Pharisiens et des Sadducéens qui refusent de croire à la résurrection des morts. Les uns disent : « Mangeons et buvons, car demain nous mourrons ; ensuite, il n’y aura plus rien. »
Les Samaritains, dit le texte, affirment : « Notre corps ne se relèvera pas, puisqu’il deviendra poussière. »
« S’il existe une résurrection, disent-ils, elle concerne nos âmes : l’âme ne meurt pas avec le corps ; elle ressemble au vent invisible et au grondement du tonnerre que l’on ne peut saisir. »
« Le corps, en revanche, est visible ; il devient poussière, mangé par les bêtes et par les vers dans la tombe. »
« Même les êtres qui ont mangé cette chair deviennent à leur tour poussière et disparaissent sans laisser de trace. »
« Où retrouver les corps disparus ? » Les Pharisiens, selon le texte, répondent : « Nous croyons à la résurrection, mais les âmes recevront au ciel un autre corps, non celui de la terre. »
Les Sadducéens, selon le texte, soutiennent qu’après la séparation de l’âme et du corps il n’y a plus aucune résurrection, ni de l’âme ni du corps.
C’est pourquoi, dit le texte, leur erreur est grave et cause une profonde tristesse, car leurs paroles offensent Dieu et sa gloire.
Ils se privent ainsi de l’espérance du salut, puisqu’ils ne mettent pas leur confiance en Dieu qui justifie et relève les morts.
Ô Juif aveugle, pourquoi juger impossible à Dieu de te relever, lui qui t’a fait exister alors que tu n’existais pas et t’a formé, âme et corps, à son image et à sa ressemblance ?
Ne t’imagine pas échapper à Dieu. Tu te relèveras sans pouvoir t’y soustraire et tu comparaîtras au jugement ; le texte figure la mort comme un lien du séjour des morts déjà passé autour de ton cou.
Dès l’origine de la vie, l’être humain porte symboliquement le lien qui le relie à sa mortalité ; à mesure qu’il grandit, ce lien grandit avec lui.
À ta mort, ce lien te saisit et te tire vers le lieu auquel le texte l’associe.
Tous les pécheurs sont figurés comme retenus dans ce même réseau de liens.
Le texte décrit le lien du Shéol comme rassemblant les âmes pécheresses depuis leur lieu de dispersion pour les conduire au lieu du jugement.
Quant au corps décomposé, Dieu le relèvera par la rosée de sa miséricorde, comme il a donné corps à Adam ; alors chacun recevra selon ses actes.
Ne te laisse pas tromper en pensant que la tombe sera ton dernier lieu et qu’il n’existe aucune résurrection.
Tu ne seras pas abandonné dans la poussière : Dieu te relèvera pour te rendre selon ta conduite.
Même si ce qui te constitue semblait dispersé dans l’air, la terre ou le feu, rien n’échapperait au pouvoir de Dieu de le rassembler.
Le souffle de vie lui-même, donné par Dieu, n’est pas perdu.
Tout sera rassemblé, tandis que les âmes des justes seront réunies dans le paradis et la joie.
Mais ceux que le texte interpelle ici resteront dans les ténèbres jusqu’à l’heure du jugement.
Alors tu découvriras toi-même la rétribution correspondant à tes actes et à ton égarement.
Le texte reproche à son interlocuteur de nier la résurrection tout en revendiquant l’autorité de Moïse.
Le texte reproche à l’enseignant de connaître les Écritures extérieurement tout en les interprétant de manière trompeuse.
Par une interprétation mauvaise des Écritures, tu risques d’égarer le peuple de Dieu.
Chacun sera jugé selon ses actes et ses paroles : l’enseignant du bien recevra le bien que Dieu a préparé pour ceux qui l’aiment.
Personne ne peut se soustraire au juge : l’enseignant et ceux qu’il a conduits seront chacun confrontés aux conséquences de cet enseignement.
Sache que les morts se relèveront : la parole de Dieu les fera sortir de la terre comme la pluie fait germer l’herbe.
Comme l’arbre reverdit sous la pluie et comme la semence porte son fruit, ainsi la vie surgit lorsque Dieu le veut.
Comme une femme arrivée au terme de sa grossesse ne peut empêcher l’enfantement lorsque vient l’heure fixée, ainsi la création ne pourra retenir les morts lorsque Dieu ordonnera leur sortie.
De la même façon, la terre est comparée à une mère : au commandement de Dieu, elle rendra ceux qui y avaient été ensevelis.
Les corps seront reconstitués en leurs lieux, tandis que les demeures des âmes s’ouvriront ; chaque âme retournera dans le corps qu’elle avait quitté.
Lorsque retentira la trompette, les morts se relèveront soudainement et comparaîtront devant Dieu pour recevoir selon leurs œuvres.
Alors tu découvriras que la résurrection que tu niais est réelle : tes œuvres seront mises devant tes yeux, mais le temps utile pour changer sera passé.
Alors tu reconnaîtras enfin la résurrection des morts et la rétribution de chacun selon sa conduite.