Testament d’Issachar
DossierTestament d’Issachar 1
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S2 · statut canonique distinct
Issachar réunit ses fils pour leur transmettre son testament : « Mes enfants, écoutez votre père ; recevez attentivement ce que je vais vous dire devant le Seigneur qui vous aime.
Je suis le cinquième fils de Jacob, et ma naissance fut rattachée au marché conclu autour des mandragores.
Tout commença lorsque mon frère Ruben rapporta du champ des mandragores que Rachel voulut prendre.
Ruben pleura ; sa mère Léa entendit sa voix et vint voir ce qui se passait.
Ces mandragores sont décrites comme des fruits très parfumés provenant des hauteurs d’Aram, près d’un ravin d’eaux.
Rachel refusa de les rendre, car elle désirait ardemment des enfants et voyait dans ces fruits un substitut à la maternité qui lui manquait encore devant Jacob.
Comme il n’y avait que deux fruits, Léa protesta : Rachel avait déjà obtenu Jacob, l’homme auquel elle-même s’était donnée vierge ; allait-elle aussi lui prendre les mandragores ?
Rachel proposa un compromis : en échange des mandragores de Ruben, Léa pourrait passer cette nuit avec Jacob.
Léa rappela alors qu’elle était l’épouse de la jeunesse de Jacob et demanda à Rachel de ne pas se prévaloir de sa position.
Rachel répondit qu’elle avait été promise à Jacob la première et que c’était pour elle qu’il avait travaillé quatorze années chez leur père.
Elle dénonça ensuite la tromperie qui avait rendu possible le mariage de Léa avec Jacob : sans la ruse humaine, disait-elle, les choses auraient été différentes.
À ses yeux, Léa n’avait pris sa place d’épouse que grâce à cette fraude.
Rachel accusa leur père de l’avoir tenue à l’écart la nuit du mariage ; si elle avait pu voir ce qui se passait, elle affirme qu’elle l’aurait empêché.
Elle accepta néanmoins l’échange : une mandragore contre une nuit de Jacob avec Léa.
De cette union naquit Issachar. Son testament interprète son propre nom à partir du salaire ou de la rémunération représentée par cet échange.