Joseph et Aséneth
DossierJoseph et Aséneth 16
Nuances du texte source · restitution Déployée · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Après l’annonce du renouvellement et des noces, le messager demande à Aséneth un rayon de miel.
Elle pense devoir le faire venir de son domaine, signe qu’elle sait ne pas en avoir dans la maison.
Mais l’homme lui affirme qu’elle en trouvera déjà un dans sa propre chambre.
Aséneth entra [dans sa chambre] et trouva sur la table un rayon de miel. Il était blanc comme la neige, rempli de miel, et son parfum était comme une odeur de vie.
Lorsqu’elle l’apporte, le messager attire lui-même son attention sur l’événement : elle disait ne pas posséder de miel, et pourtant le voici.
Aséneth ne nie pas le prodige. Elle insiste sur le fait qu’il n’y en avait pas, puis relie sa venue à la parole du messager : « Ce que tu as dit s’est produit. » Le parfum du rayon lui paraît comparable à celui d’un baume.
Le messager pose alors la main sur sa tête et interprète le signe : Aséneth est dite heureuse parce que des réalités secrètes de Dieu lui sont révélées ; ceux qui s’attachent à Dieu dans la repentance auront eux aussi part à ce miel.
Ce miel a été produit par les abeilles du paradis de délices. Les anges de Dieu en mangent, et quiconque en mange ne mourra jamais. »
Le messager mange le premier, puis donne lui-même une part à Aséneth, établissant un partage du même aliment.
Il trace d’abord une marque sur le bord du rayon tourné vers l’orient ; sous son doigt, la trace devient du sang.
Il recommence sur le bord tourné vers le nord ; cette seconde trace devient « comme du sang ».
Aséneth se tenait à gauche et regardait tout ce que faisait l’homme.
Des abeilles sortent alors du rayon. Leur description mêle blancheur, pourpre, hyacinthe, [or], couronnes et aiguillons : beauté royale et capacité de piquer sont réunies dans la même image.
Elles enveloppent entièrement Aséneth, tandis que des abeilles plus grandes, comparées à des reines, se fixent sur ses lèvres.
Le messager leur ordonne ensuite de retourner à leurs lieux.
Elles se détachent d’Aséneth, tombent au sol et meurent.
L’homme dit : « Relevez-vous maintenant et retournez à votre place. » Elles se relevèrent toutes et partirent vers la cour attenante à la demeure d’Aséneth.