Joseph et Aséneth
DossierJoseph et Aséneth 16
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
L’homme dit : « Apporte-moi aussi un rayon de miel. »
« J’enverrai au domaine, [seigneur], et je t’en apporterai. »
« Entre dans ta chambre : tu y trouveras un rayon. »
Aséneth entre. Sur la table : un rayon de miel, blanc comme neige, plein de miel ; son parfum est odeur de vie.
Elle le lui apporte. « Pourquoi as-tu dit : “Il n’y a pas de rayon dans ma maison” ? Et voici que tu m’en apportes un ! »
« Seigneur, je n’en avais pas ! Mais ce que tu as dit s’est produit. Serait-il sorti de ta bouche ? Son parfum est comme celui d’un baume. »
L’homme pose la main sur sa tête : « Heureuse es-tu, Aséneth ! Les secrets de Dieu t’ont été révélés. Heureux ceux qui s’attachent au Seigneur dans la repentance : ils mangeront de ce rayon.
Ce miel vient des abeilles du paradis de délices. Les anges de Dieu en mangent. Qui en mange ne mourra jamais. »
Il rompt le rayon. Il mange. Il donne à Aséneth, de sa main, jusque dans sa bouche.
Son doigt touche le bord tourné vers l’orient : sa trace devient sang.
Il touche le bord tourné vers le nord : sa trace devient comme du sang.
Aséneth, à sa gauche, regarde tout.
Des abeilles montent des alvéoles : blanches comme neige ; ailes de pourpre, d’hyacinthe [et de fils d’or] ; diadèmes d’or sur la tête ; aiguillons pointus.
Elles couvrent Aséneth des pieds à la tête. De grandes abeilles, comme des reines, se posent sur ses lèvres.
L’homme leur dit : « Retournez à vos places ! »
Elles quittent Aséneth, tombent à terre [toutes], meurent.
« Relevez-vous ! Retournez à votre place ! » Elles se relèvent toutes et gagnent la cour voisine.