Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 14
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Barnabé résume maintenant sa thèse sur l’alliance. Oui, Dieu a donné au peuple l’alliance promise aux pères ; mais, selon lui, le péché a empêché ce don d’atteindre son accomplissement parmi eux.
Il relit le Sinaï : Moïse reçoit les tables après quarante jours de jeûne, §3 puis les brise en découvrant l’idolâtrie du peuple.
De là, Barnabé construit un contraste théologique : Moïse était le serviteur qui recevait les tables ; Jésus est le Seigneur qui, après avoir souffert, donne lui-même l’alliance au peuple chrétien.
Cette alliance nouvelle est présentée comme une délivrance intérieure : des cœurs soumis à la mort et à l’égarement sont arrachés aux ténèbres et transformés par la parole.
L’auteur rassemble alors plusieurs passages d’Isaïe :
le Serviteur appelé par Dieu, lumière des nations, celui qui ouvre les yeux, libère les captifs, porte le salut jusqu’aux extrémités de la terre et annonce la bonne nouvelle aux pauvres et aux affligés.
Pour Barnabé, toutes ces lignes convergent vers Jésus.
Cette lecture est celle de l’auteur ancien ; elle doit être distinguée de l’étude historique de chaque texte prophétique dans son propre contexte.