Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 15
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Barnabé commence par le commandement du sabbat : ce jour doit être sanctifié avec des mains pures et un cœur pur.
Il cite ensuite une promesse de miséricorde pour ceux qui gardent le sabbat.
Puis il relit la semaine de la création : Dieu agit pendant six jours, achève son œuvre au septième, s’y repose et le sanctifie.
Il transforme cette semaine en calendrier symbolique de l’histoire. Pour lui, chaque jour représente mille ans ; six jours annoncent donc six mille années avant l’accomplissement.
Le septième jour devient l’image du temps où le Fils mettra fin au règne du mal, jugera et renouvellera même l’ordre du monde.
Ainsi, le vrai sabbat n’est pas simplement un jour que l’on pourrait déjà observer parfaitement :
c’est le repos final, quand la promesse sera pleinement reçue, que l’injustice aura disparu et que Dieu aura fait toutes choses nouvelles.
Mais Barnabé va encore plus loin : après ce septième jour vient un huitième, symbole d’une création nouvelle.
Il relie ce huitième jour à la pratique chrétienne : c’est le jour de la résurrection de Jésus, le jour qui ouvre pour lui le monde nouveau. Cette lecture appartient à l’eschatologie symbolique de l’auteur ; elle ne constitue pas une chronologie scientifique de l’histoire du monde.