Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 13
Reformulation contrôlée · restitution Paraphrase · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Barnabé veut maintenant répondre à une question décisive pour son argument : qui reçoit l’héritage de l’alliance ?
Il relit l’histoire de Rébecca. Deux enfants se heurtent déjà en elle ; l’oracle annonce que le rapport habituel entre aîné et cadet sera renversé.
Pour lui, cette histoire ne parle donc pas seulement d’Ésaü et de Jacob : elle devient une figure de deux peuples.
Il retrouve le même motif lorsque Jacob bénit les fils de Joseph.
Manassé est l’aîné, mais Jacob croise ses mains et donne la place d’honneur à Éphraïm, le plus jeune.
Barnabé interprète ce renversement comme l’annonce que le peuple chrétien auquel il appartient recevra la première place dans l’alliance.
Il rattache enfin cette lecture à Abraham, père d’une multitude de nations, et insiste sur la foi de peuples non circoncis. Cette conclusion est la théologie de Barnabé : la traduire fidèlement ne signifie pas l’adopter comme jugement historique sur Israël ou le judaïsme.