Épître de Barnabé
DossierÉpître de Barnabé 14
Lecture personnelle fluide · restitution Lecture · Texte ancien versifié · S5 · statut canonique distinct
Oui ; mais demandons-nous si l’alliance jurée aux pères pour le peuple a été donnée. Elle l’a bien été ; Barnabé affirme cependant que leurs péchés les ont rendus indignes de la recevoir.
Moïse jeûna quarante jours et quarante nuits sur le mont Sinaï afin de recevoir l’alliance du Seigneur pour le peuple. Il reçut deux tables écrites du doigt de la main du Seigneur et les rapporta vers eux.
Le Seigneur lui dit alors : « Moïse, Moïse, descends sans tarder : ton peuple, que tu as fait sortir d’Égypte, a commis l’iniquité. » Moïse comprit qu’ils s’étaient fabriqué de nouvelles images fondues ; il jeta les tables, et les tables de l’alliance furent brisées.
Moïse les avait reçues ; eux, poursuit Barnabé, ne furent pas dignes. Comment les avons-nous reçues, nous ? Moïse les reçut comme serviteur ; le Seigneur lui-même nous les a données pour faire de nous le peuple de son héritage, en endurant la souffrance pour nous.
Il s’est manifesté afin que, dans la logique de Barnabé, leur péché atteigne son terme et que nous recevions l’alliance par Jésus, celui qui en hérite. Il est venu racheter des ténèbres nos cœurs usés par la mort et livrés à l’iniquité de l’égarement, puis établir en nous l’alliance par sa parole.
C’est pourquoi l’Écriture représente le Père lui ordonnant, après nous avoir délivrés des ténèbres, de se préparer un peuple saint.
Barnabé rassemble alors les oracles du Serviteur et de l’Oint : appelé dans la justice, donné comme alliance et lumière des nations, §8 envoyé pour ouvrir les yeux, libérer les captifs, §9 annoncer le salut jusqu’aux extrémités de la terre et porter la bonne nouvelle aux humbles et aux cœurs brisés.