Siracide
IntroductionSiracide 20
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Il existe des reproches prononcés au mauvais moment ; parfois, le silence manifeste davantage de sagesse.
Mais lorsqu’une correction est nécessaire, mieux vaut parler clairement que laisser la colère s’accumuler en soi.
Celui qui reconnaît sa faute peut arrêter le mal avant qu’il ne grandisse.
Vouloir imposer la justice par une force injuste est une contradiction qui rend l’action elle-même stérile.
L’un se tait et paraît sage ; l’autre parle tellement qu’il finit par devenir insupportable.
Certains se taisent faute de savoir quoi répondre ; d’autres se taisent parce qu’ils savent attendre le bon moment.
Le sage garde sa parole jusqu’au moment juste ; le vantard, lui, ne connaît aucune mesure.
Celui qui parle sans fin finit par lasser tout le monde ; celui qui ne respecte aucune limite relationnelle devient odieux.
Un événement qui semble mauvais peut produire un bien inattendu, tandis qu’une occasion favorable peut parfois conduire à la perte.
Il existe des cadeaux qui ne t’apportent aucun bien et d’autres dont le fruit revient avec abondance.
Une humiliation peut parfois conduire à l’honneur, et l’homme abaissé peut encore relever la tête.
Ce qui paraît acheté à très bas prix peut finalement coûter beaucoup plus cher.
Le sage sait se faire aimer par une parole juste ; les compliments maladroits du fou se perdent.
Le don de l’insensé cache souvent une attente démesurée : ses yeux réclament plus qu’il n’a donné.
Il donne peu mais rappelle beaucoup son geste ; aujourd’hui il prête, demain il presse et réclame.
Puis il se plaint de ne pas avoir d’amis et de n’être reconnu par personne, sans comprendre que sa propre manière de donner éloigne les autres.
Il finit alors par devenir la cible de la dérision de beaucoup.
Mieux vaut trébucher physiquement que tomber à cause de sa langue : une parole mauvaise peut précipiter très vite la ruine.
Une parole mal adaptée à son moment ressemble à une histoire déplacée que l’on répète sans comprendre.
Même un bon proverbe devient inutile dans la bouche de celui qui ne sait jamais quand ni comment l’appliquer.
Parfois, la pauvreté empêche matériellement quelqu’un de commettre une faute ; cela ne prouve pas encore que son cœur ait choisi le bien.
Un autre se détruit par peur du regard social et sacrifie sa conscience devant un puissant insensé.
Par gêne, on peut promettre à un ami ce que l’on ne pourra pas tenir et transformer ainsi une relation paisible en inimitié.
Le mensonge laisse une tache profonde lorsqu’il devient une habitude de la bouche.
Le texte va jusqu’à dire qu’un voleur est préférable à un menteur invétéré, tant le mensonge répété détruit la confiance.
La manière de vivre du menteur conduit au déshonneur, et sa honte finit par s’attacher à sa réputation.
Le sage progresse aussi grâce à sa parole, et l’homme intelligent sait se faire entendre des grands.
Comme le cultivateur augmente sa récolte par son travail, celui qui sait se présenter devant les puissants peut obtenir leur faveur.
Mais les cadeaux intéressés et les pots-de-vin aveuglent le jugement, même chez des hommes sages, et leur ferment la bouche.
À quoi sert une sagesse que l’on garde entièrement cachée, comme un trésor dont personne ne peut bénéficier ?
Il vaut mieux cacher sa folie que cacher la sagesse qui pourrait servir.