Siracide
IntroductionSiracide 19
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
L’ouvrier qui se laisse dominer par l’ivresse ne construit pas sa prospérité ; celui qui néglige les petites choses finit peu à peu par perdre les grandes.
Même un homme intelligent peut perdre son discernement lorsque le vin, le désir et les relations sexuelles sans maîtrise prennent le contrôle de sa vie.
La mort et la corruption finissent par rattraper celui qui vit comme si aucune conséquence n’existait.
Croire tout trop vite révèle un manque de discernement ; pécher revient finalement à se faire du tort à soi-même.
Prendre plaisir au mal est déjà une manière d’y participer.
Celui qui refuse de nourrir les bavardages malveillants s’épargne beaucoup de mal.
Si une rumeur arrive jusqu’à toi, ne deviens pas le maillon suivant de sa propagation.
Ne la répète ni à un ami ni à un ennemi, sauf lorsque garder le silence deviendrait lui-même une faute.
Celui qui t’entend divulguer les affaires d’autrui comprendra qu’il ne peut pas davantage te confier les siennes.
As-tu entendu quelque chose de confidentiel ? Laisse cette parole mourir avec toi : tu n’en éclateras pas pour autant.
Le fou ressent le secret qu’il retient comme une pression qu’il croit insupportable.
Pour lui, garder une confidence ressemble à porter une flèche plantée dans son propre corps.
Avant d’accuser ton ami, va lui parler : peut-être n’a-t-il rien fait ; et s’il a fauté, aide-le à ne pas recommencer.
Avant de condamner ton prochain pour une parole, vérifie ce qu’il a réellement dit.
Les calomnies sont nombreuses : ne crois pas automatiquement tout ce qui t’est rapporté.
On peut trébucher sans intention mauvaise ; qui peut prétendre n’avoir jamais fauté par sa langue ?
Interroge ton prochain avant de le menacer et laisse la Loi du Très-Haut régler ta réaction.
La tradition longue rappelle que la crainte du Seigneur ouvre le chemin de la sagesse et de sa faveur.
Elle ajoute que connaître les commandements et les mettre en pratique conduit à la vie.
Toute véritable sagesse commence dans la crainte du Seigneur et trouve son accomplissement dans l’obéissance à la Loi.
La tradition longue souligne encore qu’une obéissance seulement extérieure, donnée après résistance, n’équivaut pas à une fidélité de cœur.
Connaître les mécanismes du mal ne suffit pas à être sage, et les conseils des pécheurs ne deviennent pas intelligence parce qu’ils sont habiles.
Il existe une habileté perverse, tandis qu’un autre peut simplement manquer de savoir-faire sans être moralement mauvais.
Mieux vaut manquer d’habileté tout en craignant Dieu qu’être brillant et utiliser son intelligence contre la Loi.
Une intelligence très précise peut être mise au service de l’injustice et manipuler même la faveur ou le droit.
Un homme mauvais peut afficher l’humilité et la tristesse tout en gardant un cœur rempli de tromperie.
Il baisse les yeux, fait semblant de ne rien entendre et attend simplement le moment où personne ne le surveille plus.
S’il s’abstient du mal uniquement parce qu’il n’en a pas la force, l’occasion révélera ce qu’il voulait réellement faire.
La manière dont quelqu’un se tient et se conduit peut donner des indices sur ce qu’il est.
Les vêtements, le rire et la démarche parlent eux aussi, même s’ils ne disent jamais tout d’une personne.