Siracide
IntroductionSiracide 21
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Mon enfant, si tu as péché, ne recommence pas ; demande aussi pardon pour ce qui appartient déjà au passé.
Fuis le péché comme tu fuirais un serpent : si tu t’en approches sans prudence, il finira par te mordre et te blesser.
Toute transgression porte en elle une violence capable de blesser profondément et durablement.
La brutalité et l’orgueil finissent par dissiper les biens ; une maison gouvernée par l’arrogance peut se vider d’elle-même.
La prière du pauvre n’est pas arrêtée par son statut : elle monte directement vers Dieu, qui entend sa plainte.
Celui qui refuse toute correction avance sur le chemin du péché ; celui qui craint le Seigneur accepte de revenir de tout son cœur.
Le beau parleur se remarque rapidement, mais l’homme intelligent sait repérer les failles derrière la performance.
Bâtir sa maison avec ce qui appartient réellement à d’autres, c’est préparer soi-même une construction qui peut devenir son tombeau.
Une assemblée sans loi ressemble à un amas de combustible qui finira par prendre feu.
Le chemin du péché peut paraître facile sous les pieds, alors même qu’il descend vers la ruine.
Celui qui garde la Loi apprend à gouverner ses pensées ; la sagesse est l’aboutissement de la crainte du Seigneur.
Tous ne possèdent pas la même capacité d’apprendre, mais il existe aussi une habileté qui ne fait qu’augmenter l’amertume.
La connaissance du sage déborde comme une eau abondante, et son conseil agit comme une source qui continue de donner.
Le cœur du fou ressemble à un récipient fendu : rien de ce qu’il reçoit ne demeure assez longtemps pour devenir connaissance.
L’homme instruit reçoit une parole sage, la reconnaît et la développe ; celui qui ne cherche que son plaisir la rejette aussitôt.
La parole du fou devient un poids pour les autres, tandis que l’homme intelligent sait donner à sa parole justesse et grâce.
Dans l’assemblée, on recherche la parole de l’homme prudent parce qu’elle mérite d’être reprise et méditée.
Pour le fou, la sagesse ressemble à une maison inhabitable ; ses connaissances restent un amas de mots sans ordre intérieur.
L’homme qui refuse d’apprendre ressent la discipline comme des chaînes, alors qu’elle pourrait précisément le rendre plus libre.
Même la manière de rire peut révéler la maîtrise de soi : le fou se répand, l’homme intelligent garde de la mesure.
Pour celui qui comprend sa valeur, l’instruction n’est plus une chaîne mais un ornement précieux.
Le fou entre brusquement là où il n’est pas attendu ; l’homme expérimenté sait respecter le seuil et la maison d’autrui.
Le fou regarde indiscrètement chez les autres ; l’homme bien élevé attend qu’on l’accueille.
Écouter aux portes est une intrusion dont l’homme prudent aurait honte.
La parole légère répand tout ce qu’elle entend ; la parole du prudent, elle, est pesée avant d’être prononcée.
Le fou laisse sortir immédiatement ce qui traverse son cœur ; le sage, lui, fait passer sa parole par son jugement intérieur.
Quand l’impie condamne l’adversaire, il finit souvent par prononcer contre lui-même ce qu’il pratique déjà.
Le calomniateur ne salit pas seulement sa victime : il souille aussi sa propre vie et devient lui-même détesté.