Siracide
IntroductionSiracide 20
Lecture publique et écoute · restitution Proclamation
Tout reproche n’est pas juste parce qu’il est vrai : il faut aussi le bon moment.
Mieux vaut une correction dite qu’une colère entretenue.
Reconnaître sa faute protège mieux que la cacher.
La justice imposée brutalement devient contradiction.
Le silence peut donner poids ; le bavardage peut tout gâcher.
Tous les silences ne se valent pas : l’un vient de l’ignorance, l’autre du discernement.
Le sage attend son heure ; le fou déborde toujours.
Trop parler fatigue ; parler sans frein aliène.
Tout revers n’est pas perte ; toute aubaine n’est pas gain.
Tous les dons ne valent pas par leur valeur immédiate.
Le rang peut faire tomber ; l’humilité peut relever.
Le bon marché peut coûter très cher à la fin.
La parole sage crée l’amitié ; la flatterie du fou se perd.
Le don intéressé exige plus qu’il ne donne.
Petit don, grands reproches : voilà un don qui asservit.
Le fou accuse tout le monde de son isolement sans voir sa propre manière de donner.
Son comportement finit par le livrer à la dérision.
Mieux vaut tomber des pieds que de la langue.
Une parole vraie au mauvais moment devient comme une mauvaise histoire qu’on répète sans comprendre.
Même une bonne maxime devient mauvaise lorsqu’elle est dite sans discernement.
Ne pas pouvoir pécher n’est pas la même chose que choisir le bien.
La peur du regard d’autrui peut pousser à perdre ce qui compte vraiment.
Promettre par gêne crée parfois l’ennemi qu’on voulait éviter.
Le mensonge finit par marquer celui qui le pratique.
Le mensonge chronique est pire encore que le vol — mais les deux détruisent.
Le mensonge répété finit en honte durable.
La parole sage ouvre des portes.
Le travail produit récolte ; la faveur sociale produit protection.
Le cadeau intéressé ferme les yeux et bâillonne la vérité.
Une sagesse jamais partagée ressemble à un trésor enterré.
Cache la folie ; ne cache pas la sagesse utile.