Nahum
IntroductionNahum 2
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Regardez : sur les montagnes arrive le messager qui annonce enfin la paix. Juda, recommence à célébrer tes fêtes et à accomplir tes engagements envers Dieu, car celui qui te ravageait ne traversera plus ton pays ; sa puissance est brisée.
Ninive, celui qui va te mettre en pièces s’avance déjà contre toi. Surveille donc les remparts, observe la route, prépare tes hommes et rassemble toutes tes forces : le siège approche.
Car le SEIGNEUR va rendre à Jacob et à Israël leur dignité, après que les pillards les ont dépouillés et traités comme une vigne dont on détruit les sarments.
Les soldats qui attaquent avancent dans l’éclat du combat : boucliers rougis, vêtements écarlates, chars étincelants et lances brandies.
Les chars foncent à travers les rues et se croisent avec fracas sur les places ; ils brillent comme des torches et traversent la ville avec la rapidité de l’éclair.
Le roi rappelle précipitamment ses officiers. Ils courent vers les murailles, trébuchant dans leur hâte, pendant que les dispositifs de siège sont déjà mis en place.
Les accès liés aux eaux sont forcés ou ouverts, et soudain le palais lui-même s’effondre.
Une femme de haut rang est exposée puis emmenée captive ; ses servantes la suivent en gémissant comme des colombes et se frappent la poitrine de douleur.
Ninive ressemblait autrefois à un grand bassin rempli de population et de richesses ; maintenant tout s’en échappe. On crie : « Arrêtez ! Revenez ! » mais personne ne se retourne.
Alors les vainqueurs s’écrient : « Prenez l’argent ! Prenez l’or ! » Les réserves semblent inépuisables tant la ville avait accumulé d’objets précieux.
Il ne reste que vide, ravage et désolation. Le courage s’effondre, les genoux tremblent, l’angoisse serre les corps et les visages perdent leur couleur.
Où est maintenant le repaire des lions ? Où est ce lieu où les puissants d’Assyrie circulaient avec leurs petits sans craindre personne ?
Le lion impérial arrachait assez de proies pour nourrir toute sa maison ; il remplissait ses tanières de ce qu’il avait pris aux autres peuples.
Mais maintenant, déclare le SEIGNEUR des armées, je suis contre toi. Tes chars partiront en fumée, tes jeunes guerriers tomberont sous l’épée, ton pillage cessera et les ordres de tes messagers impériaux ne retentiront plus.