Nahum
IntroductionNahum 3
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Malheur à Ninive, ville construite sur le sang versé, la tromperie et le pillage, toujours à la recherche d’une nouvelle proie.
Écoutez déjà le bruit de sa chute : claquement des fouets, fracas des roues, galop des chevaux et bondissement des chars.
Les cavaliers chargent, les épées et les lances étincellent. Les morts s’accumulent en si grand nombre que les combattants trébuchent sur les corps.
Cette ruine répond aux séductions innombrables de Ninive : par son pouvoir politique, commercial et religieux, elle attirait les nations avant de les asservir.
Le SEIGNEUR des armées déclare : « Me voici contre toi. Je vais retourner ton apparence de puissance en humiliation publique ; les nations verront ce que tu voulais cacher. »
Je couvrirai de mépris celle qui fascinait autrefois les peuples, jusqu’à faire de Ninive un spectacle repoussant.
Tous ceux qui la verront s’en éloigneront en disant : « Ninive est détruite ! » Et personne ne saura vraiment qui pourrait encore la plaindre ou la consoler.
Penses-tu être mieux protégée que No-Amôn, la grande Thèbes d’Égypte, entourée par les eaux du Nil et défendue comme par des remparts naturels ?
Elle disposait pourtant de la puissance de Koush et de l’Égypte, ainsi que de l’appui de Pout et des Libyens.
Malgré cela, elle aussi fut conquise et déportée. Ses enfants furent tués dans les rues, ses notables partagés comme butin et ses dirigeants conduits enchaînés.
Ninive, ton tour vient : tu seras étourdie comme par l’ivresse, tu disparaîtras de la scène et toi qui inspirais la peur, tu chercheras toi-même un refuge contre l’ennemi.
Toutes tes forteresses tomberont aussi facilement que des figues mûres : il suffira de secouer l’arbre pour que le fruit tombe directement dans la main de celui qui le convoite.
Tes défenseurs ne pourront plus tenir. Les portes du pays seront grandes ouvertes devant tes ennemis, et le feu consumera les verrous sur lesquels tu comptais.
Fais donc des réserves d’eau pour le siège, renforce tes murailles, travaille l’argile et fabrique autant de briques que tu le peux pour réparer tes défenses.
Mais même là, le feu et l’épée te rejoindront et te dévoreront comme un essaim de sauterelles. Tu peux multiplier hommes et ressources autant que des criquets : le nombre ne te sauvera pas.
Tes marchands sont devenus plus nombreux que les étoiles du ciel ; pourtant cette foule disparaîtra aussi vite qu’un essaim qui déploie ses ailes et s’envole.
Tes dignitaires et tes fonctionnaires ressemblent à des nuées de criquets posées sur un mur pendant le froid. Dès que le soleil se lève, ils s’envolent, et personne ne sait où ils sont partis.
Roi d’Assyrie, ceux qui devaient conduire ton peuple sont maintenant inertes. Tes chefs ne répondent plus, ton peuple se disperse sur les montagnes et personne n’est capable de le rassembler.
Il n’existe plus de remède pour ta blessure : ta plaie est devenue incurable. Lorsque les peuples apprendront ta chute, ils applaudiront, car tous ont subi sans relâche la violence de ton empire.