Nahum
IntroductionNahum 3
Analyse du texte source · restitution Philologique
‘Ir damim : litt. « ville de sangs », pluriel intensif de violences meurtrières. Pereq : rapine / violence.
Le verset est presque entièrement nominal ; meraqqedet : « sautant / dansant ».
Koved pager : « poids / masse de cadavres ». Gewiyyah : corps, cadavre selon contexte.
Makheret : « vendant », avec idée de livrer à domination. Ba‘alat keshafim : maîtresse / possédant des sorcelleries.
Gilleyti shulayikh : relever / découvrir les pans du vêtement, formule d’exposition honteuse.
Ro’i : spectacle / objet regardé, terme rare selon vocalisation.
Nud : hocher la tête / compatir / lamenter selon contexte.
No-Amôn est Thèbes. Ye’orim : canaux / bras du Nil. Ḥeil peut être rempart / défense.
Le passage de « sa » à « ton » peut refléter l’apostrophe mouvante entre Thèbes et Ninive.
Ruttaqu : être attachés / enchaînés. La violence envers les nourrissons est rapportée comme pratique de guerre antique.
Ne‘elamah : être cachée / disparaître. Ma‘oz : refuge fortifié.
Bikkurim : figues précoces / premiers fruits, particulièrement faciles à détacher une fois mûrs.
Le MT dit littéralement « ton peuple, des femmes ». C’est une image guerrière antique de faiblesse perçue, non une proposition anthropologique.
Malben : moule ou chantier de briques. Les impératifs accumulés créent une agitation défensive volontairement vaine.
Yeleq et ’arbeh sont deux termes de criquets / sauterelles. Hitkabbedi peut jouer sur « devenir nombreuse / lourde ».
Pashat peut signifier se répandre, dépouiller ou muer. L’image reste celle d’un essaim soudainement disparu.
Minnezarim et ṭafserim sont titres administratifs/militaires rares. L’image thermique de l’essaim explique la disparition soudaine.
Namu : sommeiller / dormir. Nafoshu peut être dispersés / étendus selon racine et contexte.
Keheh : atténuation / soulagement. Naḥlah makkateka : « malade / incurable ta plaie ». La question finale justifie la réaction universelle.