Lamentations

Introduction

Lamentations 4

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Comment l’or a-t-il pu perdre son éclat et l’or fin se ternir ? Les pierres consacrées sont maintenant dispersées à tous les coins de rue.

Les fils précieux de Sion, autrefois estimés comme l’or, sont maintenant traités comme de simples pots d’argile fabriqués par un potier.

Même les chacals nourrissent leurs petits ; mais la famine a rendu les filles de mon peuple aussi dures que les oiseaux du désert.

La langue du nourrisson colle à son palais tant il a soif. Les enfants demandent du pain, mais personne n’a rien à leur partager.

Ceux qui se nourrissaient de mets raffinés dépérissent maintenant dans les rues ; ceux qui grandissaient dans le luxe se retrouvent couchés contre les tas de déchets.

La faute de mon peuple a entraîné une catastrophe plus longue encore que celle de Sodome, renversée en un instant sans cette lente agonie.

Ses hommes consacrés semblaient autrefois plus purs que la neige, plus blancs que le lait, pleins de santé et d’éclat comme des pierres précieuses.

Maintenant leur visage est plus noir que la suie et on ne les reconnaît plus dans les rues ; leur peau colle aux os et devient sèche comme du bois.

Ceux qui sont tombés rapidement sous l’épée ont eu un sort moins cruel que ceux qui dépérissent lentement de faim faute des produits de la terre.

Des femmes pourtant pleines de tendresse ont fait cuire leurs propres enfants ; la faim les a réduites à en faire leur nourriture pendant la destruction du peuple.

Le SEIGNEUR a mené sa fureur jusqu’au bout, répandu sa colère et allumé dans Sion un feu qui a dévoré jusqu’à ses fondations.

Ni les rois de la terre ni les habitants du monde n’auraient imaginé qu’un adversaire puisse un jour franchir les portes de Jérusalem.

Mais cela est arrivé aussi à cause des péchés de ses prophètes et des fautes de ses prêtres, eux qui versaient dans la ville le sang des justes.

Les voilà qui errent aveuglément dans les rues, souillés de sang, devenus si impurs que personne ne veut toucher leurs vêtements.

On leur crie : « Éloignez-vous ! Vous êtes impurs ! Ne nous touchez pas ! » Ils fuient et errent, et même parmi les nations on ne veut plus les laisser séjourner.

La présence du SEIGNEUR les a dispersés ; il ne leur accorde plus son regard favorable. Les prêtres ne reçoivent plus de respect et les anciens plus aucune considération.

Nos yeux se sont épuisés à attendre un secours qui n’est jamais venu. Nous guettions une nation qui s’est révélée incapable de nous sauver.

Nos ennemis traquaient chacun de nos pas et nous empêchaient même de circuler dans nos rues. Nous savions que notre fin était proche : nos jours étaient comptés.

Nos poursuivants étaient plus rapides que les aigles. Ils nous poursuivaient jusque sur les montagnes et nous attendaient en embuscade dans le désert.

Celui que nous regardions comme notre souffle, l’oint du SEIGNEUR, a été capturé dans leurs pièges, lui sous la protection duquel nous pensions pouvoir encore vivre parmi les nations.

Réjouis-toi encore un instant, Édom, toi qui habites au pays d’Uts : la coupe du jugement passera aussi jusqu’à toi ; tu t’enivreras et ton humiliation sera exposée.

Sion, le temps de ta peine arrive à son terme et ton exil ne durera pas toujours. Mais la faute d’Édom sera à son tour visitée et ses péchés mis au jour.

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