Lamentations

Introduction

Lamentations 4

Nuances du texte source · restitution Déployée

La splendeur du sanctuaire devient image de la déchéance de Sion : ce qui était précieux et sacré est désormais dispersé dans l’espace public.

Les fils précieux de Sion, évalués à l’or fin : comment ont-ils été comptés comme des jarres d’argile, œuvre des mains du potier !

La famine bouleverse jusqu’aux instincts maternels : l’image animale souligne l’inhumanité produite par le siège, non une accusation générale contre les mères.

Le siège est décrit depuis les besoins élémentaires des enfants : eau et pain manquent totalement.

Ceux qui mangeaient des mets délicats sont désolés dans les rues ; ceux qu’on élevait dans l’écarlate embrassent maintenant des tas d’ordures.

La faute de mon peuple est devenue plus lourde que celle de Sodome, renversée en un instant sans intervention prolongée des hommes.

Le poème évoque d’abord une apparence de santé et de prestige avant le contraste violent du verset suivant.

La famine inverse chaque trait du v.7 : éclat, couleur et vitalité deviennent obscurité, amaigrissement et dessèchement.

Mieux valaient les victimes de l’épée que les victimes de la famine : celles-ci dépérissent, transpercées faute des produits du champ.

De leurs mains, des femmes compatissantes ont fait cuire leurs enfants ; ils leur ont servi de nourriture lors de la brisure de la fille de mon peuple.

Le SEIGNEUR a épuisé sa fureur, répandu sa colère et allumé dans Sion un feu qui a dévoré ses fondations.

Les rois de la terre et les habitants du monde n’auraient jamais cru qu’un ennemi entrerait par les portes de Jérusalem.

Le poème concentre ici la responsabilité sur les institutions religieuses, accusées non seulement de tromper mais de participer à la violence contre les justes.

Les responsables deviennent eux-mêmes impurs et intouchables, renversement tragique de leur fonction religieuse.

Ceux qui étaient associés au sacré sont maintenant traités comme porteurs d’impureté et rejetés même par les nations.

La présence divine, normalement source de faveur, devient ici force de dispersion. Le mépris social atteint prêtres et anciens.

Nos yeux s’épuisent encore à attendre notre aide, qui n’est que vanité ; dans notre attente, nous guettons une nation qui ne sauve pas.

Le siège supprime toute liberté de mouvement et donne au peuple la conscience d’une fin imminente.

Aucun terrain n’offre d’échappatoire : montagne et désert sont également couverts par la poursuite.

Le roi, que nous considérions comme notre souffle, l’oint du SEIGNEUR, a été capturé dans leurs pièges ; nous pensions vivre sous sa protection parmi les nations.

L’impératif est ironique : la joie d’Édom devant la chute de Sion sera suivie de son propre jugement, figuré par la coupe d’ivresse.

Achevée, ta faute, fille de Sion : il ne prolongera plus ton exil. Il visitera ta faute, fille d’Édom, il découvrira tes péchés.

Réseau biblique

Parallèles

Outil de lecture

Dictionnaire

Exploration du corpus

Concordance

Un mot isolé est recherché comme mot entier ; plusieurs mots comme expression continue.

Sélectionnez un mot dans le texte ou saisissez un terme.

Langues sources

Lexique

Hébreu : lemmatisation et morphologie OSHB/WLC pour le corpus actuellement publié.

Depuis un verset, « Lexique du verset » affiche directement ses termes sources.

Contexte historique

Histoire & archéologie

Sélectionnez un verset pour afficher son contexte.

Bureau d’exégète

Dossier du passage