Lamentations
IntroductionLamentations 4
Analyse du texte source · restitution Philologique
Yu‘am, « être assombri/terni », et yishne’, « changer », ouvrent le chapitre. Comme aux chapitres 2–3, l’acrostiche inverse ensuite Pé et Ayin.
Mesulla’im bappaz : « pesés/évalués avec l’or fin ». Nivle-ḥeres : jarres ou cruches d’argile.
Tannim désigne probablement chacals. Ya‘enim désigne un grand oiseau du désert, traditionnellement rendu « autruches ».
Pores signifie rompre/partager le pain. L’image de la langue collée au palais exprime la déshydratation.
Ashpattot peut désigner tas d’ordures, amas de cendres ou dépotoirs. La valeur d’abaissement est claire.
Lo ḥalu vah yadayim est difficile ; le sens général contraste la soudaineté de Sodome avec la souffrance prolongée de Jérusalem.
Nezirim peut désigner nazirs/consacrés ou, contextuellement, notables. La série chromatique idéalise leur ancienne apparence.
Tsafad : coller, se contracter. Le contraste vv.7–8 est structurel.
Yazuvu peut signifier dépérir/couler. La syntaxe finale est difficile mais relie la famine à l’absence des produits du champ.
Barot signifie nourriture/repas. L’ironie tragique de raḥamaniyyot, « compatissantes », accentue l’horreur.
Killah ḥamato : « achever/épuiser sa fureur ». Yesodoteha : fondations.
Tevel désigne le monde habité. Le verset dramatise l’impensable entrée de l’ennemi dans la ville.
Le verset est syntaxiquement dépendant du précédent : la chute s’explique « à cause de » ces fautes institutionnelles.
Nego’alu baddam : « souillés par le sang ». La fin peut signifier qu’eux-mêmes ou d’autres ne peuvent toucher leurs vêtements.
Suru tame’ reprend le langage d’exclusion rituelle. Natsu / na‘u : fuir et errer.
Nasa’ panim, « relever la face », signifie montrer faveur/respect. Ḥilleqam, « les a répartis/dispersés ».
‘Ezratenu havel : « notre aide, vanité ». Le contexte historique favorise une alliance extérieure impuissante.
Tsadu tse‘adenu : « ils ont chassé/traqué nos pas ». La répétition qetsenu, « notre fin », encadre la phrase.
Qallim : légers/rapides. Dalaq : poursuivre avec ardeur.
Ruaḥ ’appenu, « souffle de nos narines », est une métaphore royale forte. Mashiaḥ YHWH signifie « oint de YHWH », ici le roi.
La coupe est métaphore de jugement. Tit‘ari : se mettre à nu/se découvrir, conséquence de l’ivresse humiliante.
Tam ‘avonekh peut signifier « ta faute est achevée » ou « ta peine est arrivée à son terme ». Le contexte de l’exil favorise l’idée d’achèvement de la sanction.