Lamentations
IntroductionLamentations 3
Analyse du texte source · restitution Philologique
Gever désigne l’homme adulte/fort ; ‘oni, l’affliction. Le chapitre 3 est un acrostiche triple : chaque lettre gouverne trois versets.
Nahag wayyolakh forme un couple de verbes de conduite ; ḥoshekh welo-’or oppose frontalement ténèbres et lumière.
Yashuv yahafokh associe retour et retournement : répétition insistante de l’action contre le locuteur.
Billah signifie user/consumer ; l’enchaînement chair–peau–os intensifie la totalité de l’atteinte corporelle.
Rosh peut signifier poison, plante amère ou absinthe. Tela’ah désigne peine, fatigue, détresse.
Mete ‘olam peut signifier « morts d’autrefois » ou « morts depuis longtemps » ; l’expression évoque l’oubli sépulcral.
Neḥushti, litt. « mon bronze », désigne probablement des chaînes/entraves de bronze.
Satam signifie fermer/boucher. Le verset formule l’expérience subjective d’une prière empêchée.
Gazith : pierre taillée. ‘Iwwah : courber, tordre, pervertir un trajet.
La comparaison animale est explicite ; le texte met en mots l’expérience du locuteur sans proposer une définition abstraite de Dieu.
Pashaḥ signifie déchirer, mettre en pièces ; le contexte prolonge l’image de l’ours/lion du v.10.
Mattara : cible. La formulation est concise et visuelle.
Bene ’ashpato, litt. « fils de son carquois », est une métonymie pour les flèches.
Neginatam : leur musique/chanson, ici chant de moquerie.
La‘anah : absinthe, plante proverbiale pour l’amertume.
Hikhpishani est rare ; selon l’analyse, « me couvrir/faire ployer dans la cendre ». La précision exacte reste discutée.
Nashiti tovah : « j’ai oublié le bien », c’est-à-dire le bonheur/prospérité.
Nitsḥi peut signifier endurance, permanence, vigueur ou éclat ; le contexte exprime l’effondrement de la capacité à tenir.
Rosh peut signifier poison/fiel/plante amère ; il forme avec la‘anah un couple d’amertume extrême.
Zakhor tizkor est un infinitif absolu + verbe conjugué : « elle se souvient vraiment/continuellement ».
’Ashiv ’el-libbi : « je ramène vers mon cœur ». Le mouvement intérieur prépare les vv.22–24.
Ḥasde YHWH ki lo tamnu est syntaxiquement discuté : soit « les fidélités de YHWH ne cessent pas », soit « grâce aux fidélités de YHWH nous ne sommes pas consumés ». Le parallélisme favorise l’idée d’inépuisement.
Ḥadashim labbeqarim : « nouvelles aux matins / chaque matin ». ’Emunatekha : fidélité, fiabilité, constance.
Ḥelqi YHWH : « YHWH est ma part ». Le syntagme évoque le vocabulaire d’héritage et de lot.
Qawah signifie attendre avec espérance. Darash : rechercher, consulter, se tourner vers.
Dumam : silence, calme. La syntaxe associe bonté de l’attente et silence intérieur.
‘Ol, « joug », peut désigner charge, discipline ou domination. Le contexte sapientiel invite à la patience dans l’épreuve.
Natal ‘alaw peut être compris « il l’a mis/porté sur lui ». Le sujet implicite est discuté.
Ulai, « peut-être », maintient l’ouverture sans garantir l’issue.
Yitten lemakkehu leḥi : « qu’il donne la joue à celui qui le frappe ». Le contexte reste celui de la souffrance et de la patience.
Le‘olam : pour toujours/à jamais ; la négation en limite précisément la durée.
Ḥasadaw, pluriel de ḥesed, désigne fidélités, bontés d’alliance, amour loyal.
Millibbo, « depuis son cœur », qualifie la motivation profonde. Le v.33 est crucial pour interpréter les vv.31–32.
Le verset dépend syntaxiquement des suivants ; il énumère une injustice plutôt qu’un commandement.
Mishpat désigne droit/jugement. Le « devant la face du Très-Haut » souligne la visibilité de l’injustice.
Lo ra’ah peut être compris interrogativement « ne voit-il pas ? » ou idiomatiquement « n’approuve pas ». Le contexte privilégie la question rhétorique.
Mi zeh ’amar wattehi : « qui est-ce qui a dit, et cela fut ? » La syntaxe est interrogative.
Ra‘ot, pluriel, signifie ici malheurs/adversités. Le parallélisme avec hatov oppose fortune mauvaise et bonne.
La syntaxe elliptique peut se rendre « pourquoi un vivant se plaint-il ? un homme à cause de ses péchés ». Le contexte mène à l’examen des voies au v.40.
Ḥapas et ḥaqar forment un double verbe d’enquête/examen. Nashuvah : « revenons ».
La construction ’el-kappayim est inhabituelle ; le sens est probablement cœur et mains élevés ensemble vers Dieu.
Naḥnu emphatique ouvre la confession. La seconde proposition est tout aussi directe : ’attah lo salaḥta.
Sakkotah peut signifier « tu t’es couvert/enveloppé ». Le verset réemploie le motif de l’absence de compassion.
Me‘avor tefillah : « pour empêcher le passage de la prière ». L’image prolonge celle d’un ciel fermé.
Seḥi uma’os : termes de rejet, déchet, rebut. Leur juxtaposition intensifie l’abaissement collectif.
Patsu ‘alenu pihem : « ils ont ouvert contre nous leur bouche », formule d’hostilité.
Paḥad wapaḥat est une paronomase : terreur/piège ou fosse. Hasshe’t wehasshaber : dévastation et brisure.
Palge mayim : canaux/ruisseaux d’eau. L’image amplifie le motif des larmes déjà présent dans le livre.
Niggerah : couler/se répandre ; lo tidmeh : ne pas s’arrêter/se taire. Le v.49 dépend du v.50.
Yashqif : regarder d’en haut, se pencher depuis une hauteur.
‘Olalah lenafshi est difficile : « mon œil agit durement envers mon âme ». Benot ‘iri peut viser les femmes de la ville ou ses communautés dépendantes.
Tsod tsaduni redouble le verbe « chasser ». Ḥinnam : gratuitement, sans cause.
Tsamtu peut signifier faire taire, retrancher, mettre fin. Le geste de la pierre suggère fermeture ou mise à mort.
Nigzarti, « je suis retranché/coupé », peut exprimer la conviction d’une mort imminente.
Bor taḥtiyyot : « fosse des profondeurs », expression superlative de l’abaissement.
Rawḥati est rare : souffle, respiration, soupir ou demande de soulagement. Le parallélisme avec shaw‘ati indique un appel pressant.
Qaravta : « tu t’es approché ». ’Al-tira’ est la formule classique de réassurance.
Ravta rive nafshi : litt. « tu as plaidé les procès de mon âme ». Ga’alta ḥayyay : « tu as racheté ma vie ».
‘Awwatati : tort/injustice subie. Shofetah mishpati : « juge mon jugement/ma cause ».
Maḥshevotam : pensées, plans, projets.
Ḥerpatam : leur insulte/opprobre. La phrase se poursuit au v.62.
Hegyonam peut désigner murmure, méditation, propos répété.
Shivtam weqimatam couvre l’ensemble de l’activité quotidienne. Mangginatam : leur musique/chanson.
Gemul : rétribution, retour correspondant à l’acte.
Meginnat-lev est hapax/forme rare : couverture, aveuglement ou endurcissement du cœur. La traduction doit rester prudente.
Tashmidem : exterminer/détruire. La finale conserve la dureté de l’imprécation.