Judith
IntroductionJudith 5
Analyse du texte source · restitution Philologique
enedras peut désigner des « embuscades/pièges/obstacles ». Le texte reprend les anabaseis, « passages/montées », de 4,7.
satrapai est le terme perse « satrapes/gouverneurs », autre indice de la géographie composite du récit.
dynamis, exousia, ischys : « puissance militaire, autorité, force ». Le triplet accumule les catégories par lesquelles Holopherne évalue un adversaire.
exoudenoō, « tenir pour rien/mépriser », reprend 1,11 : la colère impériale naît du refus de reconnaissance.
alētheian anangelō, « j’annoncerai la vérité ». pseudos ouk exeleusetai, « un mensonge ne sortira pas », formule de fiabilité du témoin.
apogonoi Chaldaiōn, « descendants des Chaldéens », renvoie à l’origine mésopotamienne d’Abraham.
paroikeō, « séjourner comme étranger ». ouk ēthelēsan akolouthēsai, « ils ne voulurent pas suivre », souligne une rupture volontaire.
theos tou ouranou, « Dieu du ciel », devient l’identifiant théologique d’Israël. hon epegnōsan, « qu’ils avaient reconnu/connu pleinement ».
plēroō, « remplir », appliqué à l’or, l’argent et au bétail, exprime l’abondance.
heōs hou dietraphēsan, « aussi longtemps qu’ils furent nourris/entretenus ». genos, « race/lignée », désigne ici la population issue des patriarches.
katasophizomai, « agir avec ruse/exploiter », rappelle Ex 1,10. ponos kai plinthos, « labeur et brique », condense les corvées.
plēgais... ouk ēn iasis, « plaies dans lesquelles il n’y avait pas de guérison », intensifie la puissance du jugement.
exēranen, « il dessécha », insiste sur l’action directe de Dieu.
exōthēsan, « ils expulsèrent/chassèrent ». La géographie suit les grandes étapes traditionnelles de l’Exode.
eklēronomēsan, « ils héritèrent/prirent comme héritage », interprète la conquête en termes de don territorial.
La série ethnique a une fonction récapitulative plus que documentaire ; « Sichémite » est inhabituel dans ce type de liste.
theos misōn adikian, « un Dieu haïssant l’injustice », constitue la thèse centrale du discours d’Achior.
exōlethreuthēsan, « furent entièrement détruits », est hyperbolique puisque le peuple survit. heōs edaphous, « jusqu’au sol », décrit le Temple rasé.
epestrepsan, « ils sont revenus/se sont convertis », est le pivot théologique : le retour géographique suit le retour religieux.
agnoēma, « faute/erreur », et skandalon, « occasion de chute/faute », appartiennent au vocabulaire moral plus qu’au renseignement militaire.
hyperaspizō, « couvrir d’un bouclier/protéger », présente Dieu comme défense directe d’Israël. oneidismos, « reproche/honte ».
diagongyzō, « murmurer/protester ». diaspasai, « déchirer, mettre en pièces », exprime une réaction violente.
parataxis ischyra, « ligne de bataille forte/violente ». La répétition ischys/dynamis exprime le mépris de la faiblesse militaire d’Israël.
brōma, « nourriture », est une métaphore militaire de la proie facile. L’ironie narrative sera complète lorsque l’armée réputée dévorante sera elle-même mise en fuite.