Judith
IntroductionJudith 2
Analyse du texte source · restitution Philologique
egeneto logos peut signifier « une parole/décision eut lieu ». ekdikēsai, « exercer la vengeance », reprend 1,12 et fait du chapitre 2 l’exécution du serment royal.
mystērion boulēs, « secret du conseil », souligne le caractère stratégique. synetelese tē stomati autou peut signifier « il mena à son terme/formula de sa bouche » le dessein de destruction.
pasan sarka, « toute chair », est une expression englobante. mē ēkolouthēsen tō logō tou stomatos autou, « qui n’a pas suivi la parole de sa bouche ».
archistratēgos tēs dynameōs, « commandant en chef de l’armée ». deuteros met’ auton, « second après lui », marque son rang exceptionnel.
ho basileus ho megas, « le Grand Roi », et ho kyrios pasēs tēs gēs, « le seigneur de toute la terre », sont des titres à forte portée idéologique. pepoithotas epi tē ischyi, « confiants dans leur force ».
eis synantēsin pasēs tēs gēs pros dysmas, litt. « à la rencontre de toute la terre vers les couchants ».
gē kai hydōr, « terre et eau », fonctionne comme formule de soumission et de ravitaillement. eis diarpagēn, « pour le pillage ».
traumatiai peut désigner les « blessés » ou « frappés ». nekroi, « morts/cadavres », donne au tableau sa violence explicite.
aichmalōsian, « captivité / groupe de captifs ». L’expression ta akra pasēs tēs gēs, « les extrémités de toute la terre », universalise l’exil.
prokatalambanō, « prendre d’avance/occuper préventivement ». hēmera elegmou, « jour de réprimande/châtiment ».
mē pheisasthō ho ophthalmos sou, litt. « que ton œil n’épargne pas », idiome biblique de l’absence de pitié.
zō egō, « je vis, moi », rappelle les formules de serment solennel. La prétention royale à accomplir sa parole « par ma main » accentue le thème de l’hybris.
poiōn poiēseis est une tournure intensive : « en faisant, tu feras », donc « tu accompliras pleinement ».
archontes, stratēgoi et epistatai constituent une triple énumération des niveaux de commandement.
toxotai ephippoi, « archers montés ». La mention précise des effectifs fonctionne comme motif de puissance écrasante.
diatassō et taxis appartiennent au vocabulaire de l’organisation militaire.
aposkeuē, « bagages/équipement », et episitismos, « ravitaillement », sont des termes logistiques précis.
episitismos évoque les rations militaires. ek tou oikou tou basileōs indique que le trésor royal finance directement l’expédition.
prokatalambanein / proporeuesthai construit l’idée d’une avant-garde. kalektoi pezoi, « fantassins choisis/d’élite ».
akris, « sauterelle », peut évoquer à la fois nombre et dévastation. amiktos/symmiktos ochlos, « foule mêlée », désigne les auxiliaires et accompagnateurs.
hodon hēmerōn triōn, « chemin de trois jours ». Les identifications géographiques de Bectileth restent incertaines.
La triple reprise pezikon, hippeis, harmata rappelle l’ensemble des composantes de l’armée.
ekopsē peut signifier « frappa, abattit, ravagea ». Cheleōn/Chéléens est une forme géographique difficile. CATSS/Rahlfs morphologique lit ici Χελεων (« Chéléens »), tandis que le texte Swete local porte Χαλδαίων (« Chaldéens ») ; la restitution courante suit provisoirement la première leçon.
kathaireō, « abattre/démolir », vise les villes fortifiées. Le cours d’eau Abrona n’est pas identifié avec certitude.
anthistamenous, « ceux qui résistent/s’opposent ». Japheth est ici employé comme toponyme ou région dans la géographie du récit.
skēnai, « tentes », et mandrai, « enclos/bergeries », caractérisent un milieu pastoral.
stoma romphaias, litt. « bouche de l’épée », est un idiome sémitisant pour le tranchant de l’arme. amētos sitou, « moisson du blé ».
phobos kai tromos, « peur et tremblement », forme une paire intensive. ephobēthēsan sphodra, « ils eurent extrêmement peur », clôt la progression de terreur. CATSS/Rahlfs morphologique lit ici Σουρ (« Sour »), tandis que le texte Swete local porte Ἀσσούρ (« Assour/Assur ») ; la restitution courante suit provisoirement la première leçon.