Jubilés
IntroductionJubilés 12
Nuances du texte source · restitution Déployée
La septième année de la sixième semaine, Abram dit à son père Térah : « Mon père. » Celui-ci répondit : « Me voici, mon fils. »
Abram attaque l’idolâtrie sur le terrain de son inefficacité pratique.
« Il n’y a en elles aucun esprit : elles sont muettes. Elles sont un égarement de l’intelligence. Ne les adore pas. »
Abram oppose au mutisme des idoles un Dieu créateur dont la parole produit et soutient la vie.
L’argument combine absence de vie, fabrication humaine, portage matériel et inutilité des idoles.
Térah n’est pas présenté comme totalement convaincu par l’idolâtrie ; il invoque la pression sociale et politique.
Térah reconnaît la vérité d’Abram mais privilégie la prudence face au danger.
Le danger évoqué par Térah est confirmé au sein même de la famille.
La relation familiale de Saraï est formulée ici d’une manière particulière qu’il faut conserver sans la réinterpréter silencieusement.
La naissance de Lot prépare son rôle de compagnon d’Abram dans la migration vers Canaan.
Bref jalon généalogique concernant le troisième frère.
Le rejet intellectuel de l’idolâtrie devient ici une action clandestine de destruction du sanctuaire idolâtre.
L’ironie du récit est manifeste : les adorateurs doivent sauver les dieux qui étaient censés les secourir.
La mort de Haran est reliée directement à sa tentative de sauver les idoles incendiées.
Térah quitta alors Ur des Chaldéens avec ses fils pour aller vers le Liban et Canaan. Il s’établit à Harrân, où Abram demeura avec lui pendant quatorze ans.
Abram pratique encore ici une forme d’observation céleste prédictive, mais le récit va immédiatement lui faire reconnaître ses limites théologiques.
Le texte fait passer Abram de l’astrologie divinatoire à la confession de la souveraineté divine sur les astres.
La souveraineté divine sur le climat rend vaine la recherche d’un déterminisme astral indépendant.
La prière formule l’adhésion personnelle d’Abram au Créateur unique.
La prière relie fidélité religieuse et protection contre l’égarement spirituel.
La vocation d’Abram est précédée d’une demande explicite de direction divine.
Jubilés insère l’ange narrateur comme médiateur de la parole de vocation connue de Genèse 12.
« Je te bénirai, je rendrai ton nom grand et tu deviendras bénédiction sur la terre. Toutes les nations seront bénies en toi. Je bénirai ceux qui te bénissent et je maudirai ceux qui te maudissent. »
Jubilés explicite la dimension générationnelle de l’alliance avant même la naissance d’Isaac.
Jubilés présente une « langue révélée » ou originelle, perdue à Babel puis rendue à Abram par intervention angélique.
Le livre identifie ici explicitement l’hébreu à la langue de la création et fait de sa restitution à Abram une révélation.
La restauration de la langue permet à Abram d’accéder à une tradition écrite ancestrale ; Jubilés inscrit ainsi sa sagesse dans une chaîne documentaire ancienne.
La septième année, Abram dit à Térah qu’il allait quitter Harrân pour aller voir le pays de Canaan, puis revenir vers lui.
Térah, malgré son contexte idolâtre antérieur, prononce ici une bénédiction explicitement adressée au Dieu éternel.
Lot est explicitement confié à Abram par Térah, ce qui motive sa présence dans la migration.
Le chapitre se clôt sur un projet familial encore ouvert, avant l’installation effective d’Abram en Canaan.