Habacuc 1

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Voici l’oracle que le prophète Habacuc reçut en vision.

« SEIGNEUR, combien de temps devrai-je encore appeler au secours sans être entendu ? Je crie devant toi : “Violence !” et rien ne semble changer.

Pourquoi me laisses-tu constamment voir l’injustice et l’oppression ? Partout je vois ravage, violence, disputes et conflits.

La Torah en devient comme paralysée et le droit n’arrive plus à s’imposer. Le méchant encercle le juste, si bien que les décisions de justice elles-mêmes ressortent déformées. »

Alors Dieu répond : « Regardez ce qui se passe parmi les nations et soyez profondément étonnés, car je vais agir de votre vivant d’une manière que vous auriez du mal à croire même si on vous la racontait.

Je fais monter les Chaldéens, ce peuple dur et impétueux qui parcourt de vastes territoires pour s’emparer de terres qui ne lui appartiennent pas.

Il inspire la terreur et ne reconnaît d’autre droit que celui qu’il s’accorde lui-même ; sa puissance devient sa propre mesure de grandeur.

Ses chevaux sont plus rapides que des léopards et plus redoutables que des loups affamés du soir. Ses cavaliers arrivent de loin et fondent sur leur proie comme un aigle.

Tous avancent pour imposer la violence. Rien ne les détourne de leur objectif, et ils rassemblent les captifs en si grand nombre qu’on les comparerait au sable.

Ils se moquent des rois et tournent les gouverneurs en dérision. Aucune forteresse ne les impressionne : ils élèvent leurs rampes de siège et s’en emparent.

Puis ils continuent leur marche comme un vent qui passe. Mais leur victoire devient leur faute lorsqu’ils traitent leur propre force comme si elle était leur dieu. »

Habacuc reprend : « SEIGNEUR, n’es-tu pas notre Dieu depuis toujours, toi le Saint ? Nous ne disparaîtrons pas. Si tu as établi ce peuple pour juger et corriger, son pouvoir reste sous ton autorité.

Mais tes yeux sont trop purs pour approuver le mal. Comment peux-tu regarder sans intervenir lorsque des traîtres dévorent des peuples qui sont pourtant plus justes qu’eux ?

Pourquoi laisser les êtres humains devenir comme des poissons ou des créatures sans chef, entièrement livrés au filet du plus fort ?

Le conquérant les attrape tous comme avec un hameçon, les tire dans son filet et les rassemble dans sa senne. C’est pour cela qu’il se réjouit de ses victoires.

Il en vient même à traiter ses instruments de conquête comme des dieux : il sacrifie à son filet et brûle de l’encens à sa senne, puisque sa puissance lui procure richesse et abondance.

Va-t-il donc pouvoir vider son filet encore et encore, massacrer les nations sans jamais éprouver de compassion ? »

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