Daniel 3

Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase

Nabuchodonosor dressa dans la plaine de Doura une immense statue d’or.

Tout l’appareil administratif de l’empire fut convoqué pour son inauguration.

Les responsables se rassemblèrent devant la statue.

Un héraut proclama alors un ordre destiné à tous les peuples, nations et langues.

Au signal donné par les instruments de musique, tous devraient se prosterner devant la statue.

Celui qui refuserait serait immédiatement jeté dans une fournaise ardente.

Au signal, la foule entière se conforma publiquement à l’ordre royal.

Des Chaldéens profitèrent alors de l’occasion pour accuser les Judéens.

Ils s’adressèrent au roi avec les formules de cour habituelles.

Ils rappelèrent son décret imposant la prosternation devant la statue.

Et la peine de la fournaise pour ceux qui refuseraient.

Ils dénoncèrent Shadrak, Méshak et Abed-Nego, responsables provinciaux qui refusaient de servir les dieux du roi et de se prosterner.

Furieux, Nabuchodonosor fit amener les trois hommes devant lui.

Il vérifia lui-même qu’ils refusaient bien son ordre.

Il leur offrit encore une occasion d’obéir puis les défia : quel dieu pourrait les délivrer de sa main ?

Les trois hommes répondirent qu’ils n’avaient pas besoin de préparer une défense pour leur décision.

Leur Dieu était capable de les délivrer de la fournaise et du pouvoir royal.

Mais même sans délivrance miraculeuse, ils refuseraient toujours de servir les dieux du roi ou sa statue.

La colère de Nabuchodonosor s’intensifia et il ordonna de chauffer la fournaise sept fois davantage.

Les soldats les plus forts reçurent l’ordre de lier les trois hommes et de les jeter au feu.

Ils furent jetés dans la fournaise avec tous leurs vêtements.

La chaleur était telle que les soldats chargés de l’exécution furent eux-mêmes tués par les flammes.

Shadrak, Méshak et Abed-Nego tombèrent liés au milieu de la fournaise.

L’addition grecque poursuit la scène : les trois marchaient dans les flammes en louant Dieu.

Azaria se leva alors et pria depuis le milieu du feu.

Il commença par bénir le Dieu de ses pères et glorifier son nom.

Il confessa que les actes et jugements de Dieu étaient justes.

Même la catastrophe de Jérusalem était reconnue comme jugement véritable sur le péché du peuple.

La communauté confesse donc explicitement avoir péché et s’être éloignée de Dieu.

Elle reconnaît ne pas avoir écouté ni gardé les commandements donnés pour son bien.

La justice du jugement est répétée avant toute demande de délivrance.

Les instruments humains du jugement, eux, restent décrits comme injustes et odieux.

La communauté se reconnaît désormais couverte de honte devant les nations.

Elle demande à Dieu de ne pas l’abandonner définitivement, à cause de son nom et de son alliance.

Elle invoque aussi la mémoire d’Abraham, Isaac et Israël.

Dieu avait promis aux patriarches une descendance aussi nombreuse que les étoiles et le sable de la mer.

Or le peuple est maintenant humilié et réduit parmi les nations à cause de ses fautes.

Il n’a plus ni prince, ni prophète, ni chef, ni Temple où présenter normalement ses sacrifices.

La prière demande donc qu’un cœur brisé et un esprit humble soient reçus comme offrande.

Que cette fidélité intérieure vaille devant Dieu comme les sacrifices les plus abondants.

Les trois hommes déclarent maintenant vouloir suivre Dieu de tout leur cœur et rechercher sa face.

Ils demandent qu’il agisse selon sa bonté et sa grande miséricorde.

La délivrance attendue doit aussi glorifier son nom.

Ils demandent que la puissance des persécuteurs soit brisée.

Afin que tous reconnaissent que le Seigneur seul est Dieu sur toute la terre.

Pendant cette prière, les serviteurs du roi continuaient d’alimenter la fournaise avec des combustibles particulièrement inflammables.

Les flammes montèrent très haut au-dessus de la fournaise.

Elles atteignirent même les Chaldéens qui se trouvaient autour.

Mais un ange du Seigneur descendit avec Azaria et ses compagnons et repoussa les flammes.

Le cœur de la fournaise devint pour eux comme un souffle frais et humide ; le feu ne leur causa aucune souffrance.

Alors les trois jeunes gens se mirent ensemble à louer Dieu.

« Béni sois-tu, Dieu de nos pères ; ton nom saint est digne de louange pour toujours.

Béni sois-tu dans ton Temple glorieux.

Béni sois-tu, toi qui regardes les profondeurs et sièges au-dessus des chérubins.

Béni sois-tu sur le trône de ton règne.

Béni sois-tu dans l’étendue du ciel.

Que toutes les œuvres du Seigneur le bénissent et l’exaltent pour toujours.

Que les anges du Seigneur le bénissent.

Que les cieux le bénissent.

Que les eaux au-dessus des cieux le bénissent.

Que toutes les puissances du Seigneur le bénissent.

Que le soleil et la lune le bénissent.

Que les astres du ciel le bénissent.

Que pluies et rosées le bénissent.

Que tous les vents le bénissent.

Que feu et chaleur le bénissent.

Que fraîcheur et froid le bénissent.

Que givre et rosée le bénissent.

Que gel et froid le bénissent.

Que glace et neige le bénissent.

Que nuits et jours le bénissent.

Que lumière et ténèbres le bénissent.

Que éclairs et nuages le bénissent.

Que la terre entière bénisse le Seigneur.

Que montagnes et collines le bénissent.

Que toutes les plantes de la terre le bénissent.

Que sources et fontaines le bénissent.

Que mers et fleuves le bénissent.

Que les grands animaux marins et tout ce qui vit dans l’eau le bénissent.

Que tous les oiseaux du ciel le bénissent.

Que animaux sauvages et troupeaux le bénissent.

Que tous les humains bénissent le Seigneur.

Qu’Israël le bénisse.

Que les prêtres du Seigneur le bénissent.

Que ses serviteurs le bénissent.

Que les esprits et les âmes des justes le bénissent.

Que les saints et les humbles de cœur le bénissent.

Et vous, Hanania, Azaria et Mishaël, bénissez le Seigneur qui vous a délivrés de la mort et de la fournaise.

Rendez grâce au Seigneur, car il est bon et sa miséricorde demeure pour toujours.

Vous tous qui le révèrez, bénissez le Dieu des dieux, car sa miséricorde demeure pour toujours. »

Nabuchodonosor se leva soudain : il se souvenait avoir fait jeter trois hommes liés dans le feu.

Mais il en voyait maintenant quatre, libres et indemnes ; le quatrième lui paraissait avoir l’aspect d’un être divin.

Le roi appela alors Shadrak, Méshak et Abed-Nego, serviteurs du Dieu Très-Haut, et leur ordonna de sortir.

Tous les responsables constatèrent publiquement que le feu n’avait brûlé ni leur corps, ni leurs cheveux, ni leurs vêtements, et n’avait laissé sur eux aucune odeur.

Nabuchodonosor bénit le Dieu qui avait envoyé son messager délivrer des serviteurs assez fidèles pour risquer leur vie plutôt que d’adorer un autre dieu.

Le roi promulgua pourtant cette reconnaissance dans le langage violent de l’empire : quiconque insulterait leur Dieu serait sévèrement exécuté.

Puis Shadrak, Méshak et Abed-Nego reçurent de nouveaux honneurs dans la province de Babylone.

Nabuchodonosor adressa ensuite à tous les peuples et langues de son empire une proclamation de paix.

Il voulait faire connaître les signes et prodiges accomplis envers lui par le Dieu Très-Haut.

Il confessa que les signes de ce Dieu sont grands et que son règne demeure de génération en génération.

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