Daniel
IntroductionDaniel 4
Édition évolutive · en cours de révision · non validée S5 · reformulation contrôlée pour saisir immédiatement le sens discursif · restitution Paraphrase
Nabuchodonosor vivait alors dans une prospérité tranquille au palais.
Un rêve vint pourtant bouleverser cette sécurité et le terrifia.
Il convoqua tous les sages de Babylone pour en connaître le sens.
Mais aucun devin, enchanteur, Chaldéen ou astrologue ne put l’interpréter.
Daniel finit par entrer ; le roi le connaissait sous le nom de Beltshatsar et reconnaissait en lui un esprit d’origine divine.
Il lui demanda donc directement l’interprétation du rêve.
Le roi avait vu au milieu de la terre un arbre immense.
Cet arbre grandissait jusqu’au ciel et semblait visible de toute la terre.
Son feuillage, ses fruits et son ombre nourrissaient et abritaient êtres humains, animaux et oiseaux.
Puis un « veilleur », un saint venu du ciel, apparut.
Il ordonna d’abattre l’arbre, de couper ses branches et de disperser ses fruits.
Mais la souche et ses racines devaient rester en terre, liées de fer et de bronze, exposées à la rosée et à la vie des bêtes.
Le cœur humain de celui que figurait l’arbre serait changé en cœur de bête pendant sept temps.
Le but du décret était que les vivants sachent que le Très-Haut domine réellement sur les royaumes humains et les donne à qui il veut.
Nabuchodonosor demanda alors à Daniel l’interprétation de ce rêve que les autres sages n’avaient pu expliquer.
Daniel resta d’abord stupéfait et bouleversé, souhaitant presque que le rêve concerne les ennemis du roi plutôt que lui.
Il reprit l’image de l’arbre devenu immense.
Il rappela sa beauté, sa fécondité et son rôle de refuge.
Puis il l’identifia clairement : cet arbre, c’était Nabuchodonosor et la grandeur de son empire.
Le veilleur avait pourtant ordonné que cet arbre soit abattu tout en laissant subsister sa souche.
Daniel déclara que ce décret du Très-Haut atteignait directement le roi.
Nabuchodonosor serait chassé de la société humaine et vivrait comme une bête jusqu’à reconnaître que le Très-Haut gouverne les royaumes.
La souche préservée signifiait toutefois que sa royauté pourrait lui être rendue après cette reconnaissance.
Daniel lui conseilla donc de rompre avec le péché par la justice et avec ses fautes par la compassion envers les pauvres.
Tout ce qui avait été annoncé arriva effectivement.
Douze mois plus tard, Nabuchodonosor se promenait sur la terrasse de son palais.
Il s’attribua alors entièrement la grandeur de Babylone, qu’il présenta comme l’œuvre de sa propre puissance et de sa propre gloire.
Avant même qu’il ait fini de parler, une voix céleste déclara que sa royauté lui était retirée.
La sentence répétait exactement le rêve : vie parmi les bêtes et sept temps d’abaissement jusqu’à la reconnaissance de la souveraineté du Très-Haut.
Le jugement s’accomplit aussitôt ; le texte décrit une déchéance physique extrême sans fournir de diagnostic médical moderne.
Au terme fixé, Nabuchodonosor leva les yeux vers le ciel, retrouva son intelligence et bénit le Très-Haut.
Il reconnut que nul habitant de la terre ni aucune puissance céleste ne pouvait limiter la volonté souveraine de Dieu.
Sa royauté lui fut alors rendue, avec ses conseillers, sa grandeur et même un nouvel honneur.
Le roi conclut en louant le Roi du ciel, qui agit avec vérité et justice et sait abaisser celui qui marche dans l’orgueil.