1 Meqabyan
Introduction1 Meqabyan 4
Nuances du texte source · restitution Déployée
Lorsque cet homme furieux vit qu’ils étaient morts, il ordonna de brûler leurs corps jusqu’à les réduire en poussière puis d’en disperser les cendres au vent. Mais le feu ne put même pas brûler les cheveux de leurs têtes ; on retira leurs corps de la fosse.
La succession des moyens de destruction donne au récit une structure de tentatives toujours déjouées.
Le miracle marin poursuit le motif de la préservation corporelle.
Le discours royal produit un effet ironique : les morts continuent de vaincre le persécuteur.
Le motif de protection animale remplace celui de prédation attendu.
La lumière remplace la décomposition attendue.
Après feu, mer et bêtes, la sépulture devient la dernière solution terrestre du roi.
Le renversement de position est total : les condamnés deviennent ceux qui font trembler le roi.
La peur du roi répond au courage des martyrs face à la mort.
Le changement d’adresse révèle le renversement symbolique du rapport de force.
Le discours interprète les prodiges des chapitres précédents comme confirmation de la confiance en Dieu.
Le discours royal passe pour la première fois de la menace à l’aveu.
Le langage reste celui d’une transaction : il cherche une compensation matérielle à une faute spirituelle.
Le roi connaît assez leur foi pour invoquer contre eux son propre appel à la miséricorde.
Le refus de la vengeance humaine est explicite.
Le paradoxe du martyre est formulé en une phrase : la mort infligée devient accès à la vie.
Le registre du jugement eschatologique revient nettement.
« Malheur à toi et à tes dieux que tu adores et devant lesquels tu te prosternes, après avoir abandonné le culte de Dieu qui t’a créé ! Vous n’êtes que comme de la salive ou de la fumée qui passe : aujourd’hui vous paraissez, demain vous avez disparu. »
Le roi semble momentanément se placer en position de disciple.
Le souci du persécuteur lui-même manifeste la logique de non-rétaliation du verset 15.
Le propos reprend presque mot pour mot la confession de 3:8.
« Elles ne font ni mourir ni vivre, ni bien ni mal ; elles n’abaissent ni n’honorent, n’appauvrissent ni n’enrichissent, n’arrachent ni ne plantent. Elles vous égarent seulement par l’esprit des démons, qui ne veulent pas qu’un seul homme soit sauvé. »
« C’est surtout le cas de gens comme vous, aveugles de cœur, qui croyez que ces idoles vous ont créés, alors que c’est vous-mêmes qui les avez créées ! »
Le motif de la réponse conforme au désir rejoint 1:13.
« Abandonne donc cet égarement et adore le Seigneur notre Dieu. Que telle soit la récompense de notre mort : que nous gagnions ton âme. »
La prosternation est ici adressée aux martyrs dans le cadre visionnaire.
Le thème de la résurrection devient ici une confession du persécuteur lui-même.
Le changement est réel mais limité : il concerne le traitement des martyrs, pas encore son idolâtrie.
Pourtant il continua à se réjouir dans l’égarement de son cœur et dans ses dieux, qui l’avaient trompé pendant de nombreuses années. Il n’était pas seul à s’égarer : il en avait entraîné beaucoup d’autres, jusqu’à leur faire abandonner celui qui les avait créés.
Ils sacrifiaient leurs fils et leurs filles aux démons et se livraient aux désirs de leur cœur, à la fornication et à des unions dépravées, comme leur père Satan le leur avait enseigné, afin de produire trouble et relations que Dieu n’agrée pas.
Ils prenaient pour femmes leurs propres mères, souillaient leurs sœurs et leurs parentes, et pratiquaient toutes sortes d’actes semblables. Ils souillaient ainsi leurs propres âmes et refusaient de revenir, car Satan avait endurci le cœur de ces hommes pervers.
Quant à Tsirusaydan, cet homme orgueilleux et hautain, il ne connaissait pas son Créateur et continuait de se glorifier dans ses dieux.
Comment Dieu peut-il donner un royaume à ceux qui ne le connaissent pas ? Il est dit : c’est afin de les éprouver, pour voir s’ils se tourneront et reviendront vers lui.
S’ils se repentent et reviennent vers lui, il les aime et garde leur royaume ; mais s’ils refusent, il les condamnera à la terreur de la Géhenne éternelle.
Plus grande est la royauté d’un roi, plus il doit craindre le Seigneur Dieu ; et plus grande est l’autorité d’un gouverneur, plus il doit exercer son jugement dans le bien devant son Créateur.
La maxime du verset précédent est élargie aux élites.
La conclusion oppose définitivement la souveraineté de Dieu aux prétentions des idoles et des rois.